Elle est assise
au bord de la route
les genoux en l’air
les fesses sur le trottoir
« géométrie »
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au bord de la route,
dans
poèmes,
le
20 juillet 2014
Elle est assise au bord de la route les genoux en l’air les fesses sur le trottoir entre ses jambes nues un moulin à vent Elle tient bien serrée la tige du moulin et regarde les pales tourner au vent en riant Les pales tournent l’enfant rit Autour d’elle (…)
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tout prend sens,
dans
love letters,
le
26 avril 2014
Cervelle limpide eau qui court Corps tranquille en équilibre total centré autour d'un point impalpable invisible infiniment structurant Alors tout prend sens
Cervelle limpide
eau qui court -
La langue de l’instant, par Eric Dubois,
dans
écrire avec Eric Dubois (septembre 2015),
le
4 septembre 2015
La langue de l'instant épouse le bonheur du monde, l'océan-brume des traversées singulières . Elle est une montagne pour les enfants que nous sommes. Fil à fil, la mémoire berce nos épaules dans des mouvements de sismographe. On éprouve des regrets en évoquant ces moments (…)
La langue de l’instant épouse le bonheur du monde, l’océan-brume des traversées singulières .
Elle est une montagne pour les enfants que nous sommes. -
j’te tourne autour,
dans
la route,
le
27 avril 2014
J’te tourne autour j’sais rien fair' d’autre j’te tourne autour je tourne je tourne robe légère pied en l’air je tourne Notre danse est joie espérance notre danse est sans début sans fin Elle change pourtant Au fur et à mesure nous dansons plus près (…)
J’te tourne autour
j’sais rien fair’ d’autre
j’te tourne autour -
ME Mulhouse,
dans
la route,
le
19 juillet 2014
Une pente douce file sous le tapis de l’autoroute comme mangée par l’asphalte Je roule au ras de la prairie tout près Je lève les yeux l’herbe drue haute d’un beige cramé de soleil ondule au gré du vent En haut du promontoire un bâtiment (…)
Une pente douce
file
sous
le tapis -
à ouvrir dans trente ans,
dans
nouvelles,
le
1er mars 2014
Elle regarde le plafond. Elle compte les fissures. Elle les apprend. Par cœur. Les dessins hasardeux qu’elles forment. Une biche. Une chaise. Constellations nouvelles sur ce ciel improvisé. Elle regarde le plafond. Des heures. Des jours. Elle ne sait plus. La lumière du jour (…)
Elle regarde le plafond. Elle compte les fissures. Elle les apprend. Par cœur. Les dessins hasardeux qu’elles forment. Une biche. Une chaise. Constellations nouvelles sur ce ciel improvisé. Elle regarde le plafond. Des heures. Des jours.
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love letters [extraits],
dans
publications,
le
4 mars 2015
J’ai le plaisir de vous annoncer la publication dans la revue CE QUI RESTE de deux poèmes, exil et j'te tourne autour, extraits de love letters, correspondance amoureuse (en grande partie inédite) tenue avec Olivier Savignat en 2014.
J’ai le plaisir de vous annoncer la publication dans la revue CE QUI RESTE de deux poèmes, exil et j’te tourne autour, extraits de love letters, correspondance amoureuse (en grande partie inédite) tenue avec Olivier Savignat en 2014.
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géométrie variable,
dans
oeuf mimosa,
le
3 août 2014
Ce qu’elle a ce qu’elle est. Comment départager. C’est compliqué. Avoir un corps. L’incarner. Être ce corps. Le dépasser de l’intérieur. Être autre à l’intérieur. S’en sentir écartée. Mise à la marge. Être chair et puis quoi. Alors traîner ses guêtres. Se heurter à tous les (…)
Ce qu’elle a ce qu’elle est. Comment départager. C’est compliqué. Avoir un corps. L’incarner. Être ce corps. Le dépasser de l’intérieur. Être autre à l’intérieur. S’en sentir écartée. Mise à la marge. Être chair et puis quoi.
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de Malcolm X à Frederick Douglass,
dans
NY, Harlem, 119th Street,
le
8 décembre 2012
Nous marchons le long de la 119e rue. Les brownstones se ressemblent comme des sœurs. Et pourtant. Chacune à ses encorbellements. Ses lignes. Ses matières. Chacune invente une nouvelle façon d’être une brownstone. Et puis. Délabrées, bringuebalantes. Ou au contraire. (…)
Nous marchons le long de la 119e rue. Les brownstones se ressemblent comme des sœurs. Et pourtant. Chacune à ses encorbellements. Ses lignes. Ses matières. Chacune invente une nouvelle façon d’être une brownstone.
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des nouilles à l’Abreuvoir, par Angèle Casanova,
dans
photo-textes,
le
3 mai 2013
« Voir Bobigny – Il n’y a rien à voir à Bobigny. – Pourquoi, ça n’existe pas ? – Si, ça existe, mais il n’y a rien à voir. Ça ne vaut pas la peine de se déplacer. – Si ça existe, on doit voir quelque chose, une réalité comme une autre, comme un désert, comme un campement (…)
« Voir Bobigny
– Il n’y a rien à voir à Bobigny.
– Pourquoi, ça n’existe pas ?
– Si, ça existe, mais il n’y a rien à voir. Ça ne vaut pas la peine de se déplacer.
[1] Jacques Gaucheron, La Ballade de Bobigny, 1987, p. 15
