par angèle casanova

« géométrie »

  • anche / hanche, par Angèle Casanova (à partir d’une démonstration technique de Rose S.), dans poèmes, le 6 novembre 2015

    elle tourne lentement le roseau dans l’axe
    sa main fait un va-et-vient rapide
    entre le bout d’écorce et le bas du mandrin
    où il est accroché

    elle tourne lentement le roseau dans l’axe sa main fait un va-et-vient rapide entre le bout d’écorce et le bas du mandrin où il est accroché elle vérifie que l’ensemble est bien droit quand tout est prêt elle prend un bout du fil à coudre qui pend du pied de la (…)
  • nervure, dans poèmes, le 3 mars 2014

    Menton contre poitrine
    Je lis
    Sans lever le nez
    Jamais

    Menton contre poitrine Je lis Sans lever le nez Jamais A un moment Pourtant L’avion tremble J’émerge Tourne mon visage vers le hublot Un court instant Qui tressaille Car revenant à mon livre j’ai hésité Une impression fugitive M’a retenue Une ville En (…)
  • la danse des fées, dans menteuses, le 3 novembre 2014

    Elle pose
    yeux droits devant
    elle ne les regarde pas
    jamais

    Elle pose yeux droits devant elle ne les regarde pas jamais Et pourtant elles dansent devant elle au bout de son nez Elle devrait n’avoir d’yeux que pour elles Et pourtant elle regarde l’objectif regard droit franc sûr du monde dans lequel elle vit (…)
  • indices [série], dans indices [série], le 11 décembre 2014

    Vous pouvez lire ma série poétique indices [série] sur la Revue des Ressources, dans la rubrique Création - Poésie (article paru le jeudi 11 novembre 2014).

    Vous pouvez lire ma série poétique indices [série] sur la Revue des Ressources, dans la rubrique Création - Poésie (article paru le jeudi 11 novembre 2014).
  • le linge sale, par Angèle Casanova, dans écrire avec André Rougier (novembre 2012), le 2 novembre 2012

    Enfant, elle avait un secret. Elle le dissimulait sous son pull. Il avait la forme d’un objet de torture. Un corset. En plâtre. Il la soutenait. Il la martyrisait. Il la protégeait. Son secret. Elle le pleurait la nuit. Elle ne pensait qu’à lui.

    Pour lire mon texte, allez là
  • les marronniers perdus, dans au bistrot, le 20 juillet 2014

    Les marronniers ont disparu. Mais le nom est resté. Café des marronniers. Têtu, il nargue les nouveaux. Les remplaçants. Ceux qu’on a plantés à la place des marronniers.

    Les marronniers ont disparu. Mais le nom est resté. Café des marronniers. Têtu, il nargue les nouveaux. Les remplaçants. Ceux qu’on a plantés à la place des marronniers. Le jour où traînant ma valise à roulettes, je traverse la place d’armes pour la première fois, elle est (…)
  • la cascade, dans menteuses, le 5 novembre 2014

    Tu as l’habitude
    de venir jouer
    dans ce vallon
    il te voit grandir
    devenir femme

    Tu as l’habitude de venir jouer dans ce vallon il te voit grandir devenir femme Tes cheveux ruissellent cascade brune sauvage en accord avec l’esprit du vallon Tes cheveux cascadent au son de l’eau qui court dans le ruisseau Tes cheveux cascadent l’eau (…)
  • elle pousse, dans au ras du sol, le 19 décembre 2014

    elle pousse
    pile
    à
    l’intersection

    elle pousse pile à l'intersection des droites lignes de fuite elle pousse là au cœur courbe et folle elle propose une alternative à l'orthogonalité une broadway un abribus où s'arrêter folâtrer avant que de reprendre la route sur ces (…)
  • cosmologue 2, dans écrire avec / pour mon fils, le 21 septembre 2014

    Il avance ses dents
    vers le croque-monsieur
    déjà attaqué

    Il avance ses dents vers le croque-monsieur déjà attaqué par le milieu de la tranche il croque prudemment un de ses coins dorés il tire essaie de dégager sa mâchoire sans succès une languette de fromage le retient il s’ébroue éclate de rire et (…)
  • ligne de partage (bis), dans la route, le 25 janvier 2016

    je sais bien qu’elle traverse le paysage
    cette ligne

    je sais bien qu’elle traverse le paysage cette ligne mais naïvement jusqu’alors je ne pouvais la concevoir que sur l’autoroute entre Belfort et Mulhouse là où je l’avais franchie pour la première fois aussi quand on me parla de cet autre panneau perché en haut du (…)