par angèle casanova

« géométrie »

  • on remballe, dans nouvelles, le 7 décembre 2012

    Je suis sourd. Je perds le monde. Alors je le cherche. Là où il se trouve. A son paroxysme. Pas spectacle, mais presque. Quitte à devenir sourd, autant se gorger de bruits.

    Je suis sourd. Je perds le monde. Alors je le cherche. Là où il se trouve. A son paroxysme. Pas spectacle, mais presque. Quitte à devenir sourd, autant se gorger de bruits. Tant que je peux. Dans la rue, la vie est distante, pressée, circulatoire à l’excès. Voitures, piétons, (…)
  • bad x 15 et autres textes, dans publications, le 14 janvier 2018

    J’ai le plaisir de vous annoncer la publication d’un ensemble de textes intitulé bad x 15 et autres textes dans la revue Les Cahiers de Tinbad (Éditions Tinbad), n°5 (Janvier 2018), p. 53-60.

    J'ai le plaisir de vous annoncer la publication d'un ensemble de textes intitulé bad x 15 et autres textes dans la revue Les Cahiers de Tinbad (Éditions Tinbad), n°5 (Janvier 2018), p. 53-60. Cet ensemble comporte deux poèmes et une prépublication de mon projet d'écriture en (…)
  • love letters [extraits], dans love letters, le 4 mars 2015

    J’ai le plaisir de vous annoncer la publication dans la revue CE QUI RESTE de deux poèmes, exil et j’te tourne autour, extraits de love letters, correspondance amoureuse (en grande partie inédite) tenue avec Olivier Savignat en 2014.

    J’ai le plaisir de vous annoncer la publication dans la revue CE QUI RESTE de deux poèmes, exil et j'te tourne autour, extraits de love letters, correspondance amoureuse (en grande partie inédite) tenue avec Olivier Savignat en 2014.
  • cosmologue 2, dans écrire avec / pour mon fils, le 21 septembre 2014

    Il avance ses dents
    vers le croque-monsieur
    déjà attaqué

    Il avance ses dents vers le croque-monsieur déjà attaqué par le milieu de la tranche il croque prudemment un de ses coins dorés il tire essaie de dégager sa mâchoire sans succès une languette de fromage le retient il s’ébroue éclate de rire et (…)
  • des nouilles à l’Abreuvoir, par Angèle Casanova, dans photo-textes, le 3 mai 2013

    « Voir Bobigny
    – Il n’y a rien à voir à Bobigny.
    – Pourquoi, ça n’existe pas ?
    – Si, ça existe, mais il n’y a rien à voir. Ça ne vaut pas la peine de se déplacer.

    « Voir Bobigny – Il n’y a rien à voir à Bobigny. – Pourquoi, ça n’existe pas ? – Si, ça existe, mais il n’y a rien à voir. Ça ne vaut pas la peine de se déplacer. – Si ça existe, on doit voir quelque chose, une réalité comme une autre, comme un désert, comme un campement (…)
  • la danse des fées, dans menteuses, le 3 novembre 2014

    Elle pose
    yeux droits devant
    elle ne les regarde pas
    jamais

    Elle pose yeux droits devant elle ne les regarde pas jamais Et pourtant elles dansent devant elle au bout de son nez Elle devrait n’avoir d’yeux que pour elles Et pourtant elle regarde l’objectif regard droit franc sûr du monde dans lequel elle vit (…)
  • nervure, dans poèmes, le 3 mars 2014

    Menton contre poitrine
    Je lis
    Sans lever le nez
    Jamais

    Menton contre poitrine Je lis Sans lever le nez Jamais A un moment Pourtant L’avion tremble J’émerge Tourne mon visage vers le hublot Un court instant Qui tressaille Car revenant à mon livre j’ai hésité Une impression fugitive M’a retenue Une ville En (…)
  • tout prend sens, dans love letters, le 26 avril 2014

    Cervelle limpide
    eau qui court

    Cervelle limpide eau qui court Corps tranquille en équilibre total centré autour d'un point impalpable invisible infiniment structurant Alors tout prend sens
  • la valise, dans poèmes, le 28 décembre 2015

    la valise vibre sur le sol
    je tiens fermement sa poignée
    et marche en visant
    le point de lumière

    la valise vibre sur le sol je tiens fermement sa poignée et marche en visant le point de lumière au-delà de la bretelle l’hôtel hopper de pacotille m’accueille déjà derrière les deux ponts en enfilade au milieu un no man’s land occupé par des snacks crèpes (…)
  • Relativité, par Sébastien de Cornuaud-Marcheteau, dans écrire avec Sébastien de Cornuaud-Marcheteau (février 2015), le 6 février 2015

    Je marche sur la ligne blanche continue.
    Il y a une route. Il y a une ligne qui longe la route, une ligne blanche continue. Infinie sans doute.

    Je marche sur la ligne blanche continue. Il y a une route. Il y a une ligne qui longe la route, une ligne blanche continue. Infinie sans doute. A droite un espace où l'arrêt d'urgence est encore possible. Peut-être même, souhaitable. A défaut d'aire de repos, l'arrêt (…)


[1] Jacques Gaucheron, La Ballade de Bobigny, 1987, p. 15