Les marronniers ont disparu. Mais le nom est resté. Café des marronniers. Têtu, il nargue les nouveaux. Les remplaçants. Ceux qu’on a plantés à la place des marronniers.
« quartier »
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les marronniers perdus,
dans
au bistrot,
le
20 juillet 2014
Les marronniers ont disparu. Mais le nom est resté. Café des marronniers. Têtu, il nargue les nouveaux. Les remplaçants. Ceux qu’on a plantés à la place des marronniers. Le jour où traînant ma valise à roulettes, je traverse la place d’armes pour la première fois, elle est (…)
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T’es trop près,
dans
La boîte à livres : journal,
le
27 juin 2016
une boîte à livres je te retiens met un masque pschitte dans un bout de papier et commence serre ta bombe t’es trop près ça coule faut essuyer faut avoir de la force dans les doigts bouge un peu ça coule t’es trop près fais gaffe à tes fringues si tu mets de la bombe (…)
une boîte à livres je te retiens met un masque pschitte dans un bout de papier et commence serre ta bombe t’es trop près ça coule faut essuyer faut avoir de la force dans les doigts bouge un peu ça coule t’es trop près
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LA RUE DE A À Z // Little Senegal, Harlem, NY, USA, par Gilles Piazo et Angèle Casanova,
dans
écrire avec Gilles Piazo (octobre 2013),
le
3 octobre 2013
A LOUER De ce quartier tu n’as pas la mémoire. Etranger ; sans même y avoir jamais mis les pieds. Alors ce qu’il y avait peut-être voilà encore quelques jours à peine derrière cette devanture désolante et vierge, tu as tout le loisir de pouvoir l’imaginer. BANQUE A la (…)
Les photographies qui composent "La rue de A à Z" ont été prises un matin de décembre 2012, un peu avant 8h, à Little Senegal, Harlem, New York, entre le coin de la 119e rue et Adam Clayton Powell Bvd, la 116e rue et le coin de la 119e et Malcolm X Bvd (nom actuel de Lenox Avenue).
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de A en B,
dans
petits bouts de vie,
le
20 septembre 2012
Les itinéraires sont contraints. Le hasard ne les régit pas, n’a que peu à voir avec eux. Translations d’un point de départ A à un point d’arrivée B. A et B, la plupart du temps, connus, les pieds s’y rendent tous seuls. Pilotes automatiques. De A le domicile à B le lieu de (…)
Les itinéraires sont contraints. Le hasard ne les régit pas, n’a que peu à voir avec eux. Translations d’un point de départ A à un point d’arrivée B. A et B, la plupart du temps, connus, les pieds s’y rendent tous seuls.
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au bord de la route,
dans
publications,
le
18 avril 2016
J'ai le plaisir de vous faire découvrir une photographie de mon poème au bord de la route, prise dans le cadre de PAQCAD - la poésie a quelque chose à dire. Elle a été publiée le 19 janvier 2016 sur la page Facebook du dispositif. Je n'ai pas demandé à Xavier Frandon, qui (…)
J’ai le plaisir de vous faire découvrir une photographie de mon poème au bord de la route, prise dans le cadre de PAQCAD - la poésie a quelque chose à dire.
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tous les jours, c’est lundi (variante),
dans
tous les jours, c’est lundi,
le
9 août 2012
Lundi. Le boulevard est calme. Rideaux de fer baissés. Piétons au pas rapide. Peu de bruits. Juste les voitures. Monoprix tel un phare guidant la foule vers ses étals rassurants. L’aumône se fait rare. Tous les lundi, le SDF qui fait le pied de grue à l’entrée du magasin me (…)
Lundi. Le boulevard est calme. Rideaux de fer baissés. Piétons au pas rapide. Peu de bruits. Juste les voitures.
Monoprix tel un phare guidant la foule vers ses étals rassurants. -
Le sac ouvert,
dans
La boîte à livres : journal,
le
27 juin 2016
Dans son sac, pire qu’un sac de fille, il y a un chiffon, un masque de chantier, des bombes vides, des bombes pleines, on ne s’en rend compte qu’en pschittant en l’air, tout un fatras intime bien difficile à démêler. Le sac est béant, ouvert sur le béton ourlé d’herbes (…)
Dans son sac, pire qu’un sac de fille, il y a un chiffon, un masque de chantier, des bombes vides, des bombes pleines, on ne s’en rend compte qu’en pschittant en l’air, tout un fatras intime bien difficile à démêler.
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partie civile, par Angèle Casanova,
dans
écrire avec Yoxigen (octobre 2012),
le
5 octobre 2012
Pour lire mon texte, allez là
7h00 du matin. Une lueur pâle traverse les rideaux de la chambre. Elle se tient au pied de son lit. Debout. Danse légèrement d’un pied sur l’autre. Lisse son pantalon, ajuste son chemisier. Porte ses mains à son visage, le masse doucement, puis se rassoit sur le lit. Bras croisés.
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La belle,
dans
La boîte à livres : journal,
le
5 juillet 2016
Les livres se font la belle, ils se taillent, s’évadent. Arrivederchi, qu’ils disent. Au revoir bibliothèques poussiéreuses, au revoir lecteur qu’on a vu une fois voire jamais et puis tintin. Bonjour grands espaces, soleil ardent, la ville, quoi. D’accord, ils ne vont pas (…)
Les livres se font la belle, ils se taillent, s’évadent. Arrivederchi, qu’ils disent. Au revoir bibliothèques poussiéreuses, au revoir lecteur qu’on a vu une fois voire jamais et puis tintin. Bonjour grands espaces, soleil ardent, la ville, quoi.
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tic-tac tic-tac tic-tac,
dans
petits bouts de vie,
le
5 août 2012
Des branches de bambou me caressent le cou et le dos. Je frissonne, et me tortille un peu sur le banc de bois. Il couine. Je me retourne, et repousse d’une main le feuillage importun. Puis je me cale confortablement, et reprends mon livre. Massif, lourd. Pages granuleuses, (…)
Des branches de bambou me caressent le cou et le dos. Je frissonne, et me tortille un peu sur le banc de bois. Il couine. Je me retourne, et repousse d’une main le feuillage importun.
