Il avait une jolie voix, et il chantait fréquemment. Il avait dix ans. Doucement, en marchant, ce jour-là, en allant du camping municipal de Pontorson jusqu’à presqu’au Mont, promenade que nous avions faites déjà trois fois depuis notre arrivée, une semaine auparavant.
« photographie »
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Lecture au camping, par Pierre Cohen-Hadria,
dans
écrire avec Pierre Cohen-Hadria (novembre 2014),
le
7 novembre 2014
Il avait une jolie voix, et il chantait fréquemment. Il avait dix ans. Doucement, en marchant, ce jour-là, en allant du camping municipal de Pontorson jusqu’à presqu’au Mont, promenade que nous avions faite déjà trois fois depuis notre arrivée, une semaine auparavant. (…)
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voir rouge,
dans
photo-textes,
le
22 novembre 2013
Je ne sais pas trier. Les papiers s’entassent. Se perdent. Et pourtant. Quand j’emménage quelque part, je prévois toujours un coin. Pour lire. Pour écrire. Je le mets en scène. Mais quand il s’agit de l’utiliser, plus personne. Je m’installe n’importe où. Plutôt que dans (…)
Cette performance a été réalisée dans le cadre du pecha kucha littéraire "Oloé, des espaces élastiques Où lire Où écrire", proposé pour l’inauguration de L@ppli, l’espace numérique des Médiathèques de Strasbourg, le 22/11/2013 (Médiathèque André Malraux).
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vous avez consommé toutes vos minutes, une recension des Vases communicants de janvier 2015, par Angèle Casanova,
dans
recensions des Vases communicants de janvier 2015,
le
4 janvier 2015
Vous avez consommé toutes vos minutes. Vous avez consommé toutes vos... Ok, j'obtempère. Les Vases communicants doivent continuer à donner de la voix. Il faut dire que notre bande son s'étoffe rapidement, grâce à la participation des auteurs, et aux lectures qu'Olivier (…)
Vous avez consommé toutes vos minutes. Vous avez consommé toutes vos... Ok, j’obtempère.
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des bassines, des bougies et des oeufs, une recension des Vases communicants d’avril 2015, par Angèle Casanova ,
dans
recensions des Vases communicants d’avril 2015,
le
12 avril 2015
Soigner son enfant, faire un gâteau, cacher des oeufs, tomber malade, finir la tête dans une bassine. Le monde peut bien devenir fou, chez nous, il fait chaud. Je le mets donc à distance. Je m'abstrais, et je lis vos textes. La routine s'installe. Toujours agréable. Toujours (…)
Soigner son enfant, faire un gâteau, cacher des oeufs, tomber malade, finir la tête dans une bassine. Le monde peut bien devenir fou, chez nous, il fait chaud. Je le mets donc à distance. Je m’abstrais, et je lis vos textes. La routine s’installe.
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la sucette,
dans
au ras du sol,
le
22 décembre 2014
ma sucette je ne l'ai pas encore finie elle traîne au coin de ma bouche je ne sais pas quoi en faire c'est long de sucer toute une sucette ma peau a eu le temps de virer au vert-de-gris je suis morte que ma sucette n'est toujours pas finie elle (…)
ma sucette
je ne l’ai pas
encore
finie -
la cascade,
dans
menteuses,
le
5 novembre 2014
Tu as l’habitude de venir jouer dans ce vallon il te voit grandir devenir femme Tes cheveux ruissellent cascade brune sauvage en accord avec l’esprit du vallon Tes cheveux cascadent au son de l’eau qui court dans le ruisseau Tes cheveux cascadent l’eau (…)
Tu as l’habitude
de venir jouer
dans ce vallon
il te voit grandir
devenir femme -
bad x 15 et autres textes,
dans
publications,
le
14 janvier 2018
J'ai le plaisir de vous annoncer la publication d'un ensemble de textes intitulé bad x 15 et autres textes dans la revue Les Cahiers de Tinbad (Éditions Tinbad), n°5 (Janvier 2018), p. 53-60. Cet ensemble comporte deux poèmes et une prépublication de mon projet d'écriture en (…)
J’ai le plaisir de vous annoncer la publication d’un ensemble de textes intitulé bad x 15 et autres textes dans la revue Les Cahiers de Tinbad (Éditions Tinbad), n°5 (Janvier 2018), p. 53-60.
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rectangle amoureux,
dans
mon corps numérique,
le
24 novembre 2013
Elle sort de la douche. Un nuage de buée s’échappe de la porte en plexiglas. Elle essuie le miroir du plat de la main, écarte sa tignasse trempée pour mieux voir son visage. Elle attrape la serviette, frotte énergiquement ses cheveux retournés puis le reste de son corps. (…)
Elle sort de la douche. Un nuage de buée s’échappe de la porte en plexiglas. Elle essuie le miroir du plat de la main, écarte sa tignasse trempée pour mieux voir son visage.
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des nouilles à l’Abreuvoir, par Angèle Casanova,
dans
photo-textes,
le
3 mai 2013
« Voir Bobigny – Il n’y a rien à voir à Bobigny. – Pourquoi, ça n’existe pas ? – Si, ça existe, mais il n’y a rien à voir. Ça ne vaut pas la peine de se déplacer. – Si ça existe, on doit voir quelque chose, une réalité comme une autre, comme un désert, comme un campement (…)
« Voir Bobigny
– Il n’y a rien à voir à Bobigny.
– Pourquoi, ça n’existe pas ?
– Si, ça existe, mais il n’y a rien à voir. Ça ne vaut pas la peine de se déplacer. -
la danse des fées,
dans
menteuses,
le
3 novembre 2014
Elle pose yeux droits devant elle ne les regarde pas jamais Et pourtant elles dansent devant elle au bout de son nez Elle devrait n’avoir d’yeux que pour elles Et pourtant elle regarde l’objectif regard droit franc sûr du monde dans lequel elle vit (…)
Elle pose
yeux droits devant
elle ne les regarde pas
jamais
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[1] Jacques Gaucheron, La Ballade de Bobigny, 1987, p. 15
