par angèle casanova

« solitude »

  • ombre, dans Bloomsbury spleen, le 26 février 2014

    Ailleurs je rôde. Peut-être un peu plus même. Un peu plus qu’en temps normal. Parce que je suis seule. Ailleurs que chez moi. Que je n’ai pas ma voiture. Alors je rôde. Pied ferme. Œil fixe. Je joue à faire comme si je savais où j’allais.

    Ailleurs je rôde. Peut-être un peu plus même. Un peu plus qu’en temps normal. Parce que je suis seule. Ailleurs que chez moi. Que je n’ai pas ma voiture. Alors je rôde. Pied ferme. Œil fixe. Je joue à faire comme si je savais où j’allais. Alors que non. Je joue à. Je rôde. Je (…)
  • pique-moi encore, dans maman, maman, j’ai rêvé de l’ours, le 7 novembre 2006

    Le RER, mon havre de pensées… J’y passe quotidiennement deux heures et plus à rêvasser ma vie.

    Le RER, mon havre de pensées… J’y passe quotidiennement deux heures et plus à rêvasser ma vie. Ce soir. Je rentre chez moi. La vitre m’attire. Blottie contre elle, je regarde lentement défiler la lumière et la pénombre, la lumière et la pénombre. Peu à peu, mon regard se (…)
  • vibrato, dans au bistrot, le 31 mars 2008

    Vibrato.
    Noir / blanc / noir.
    Ombre / lumière / ombre.
    Nuit / jour / nuit.

    Vibrato. Noir / blanc / noir. Ombre / lumière / ombre. Nuit / jour / nuit. Chercher la définition de ce mot dans un dictionnaire… « vibrato n. m. Définition : Mode d'exécution d'un son prolongé, qui consiste à faire varier périodiquement, mais de façon quasi (…)
  • Je pense donc je suis, dans publications, le 15 octobre 2015

    J’ai le plaisir de vous annoncer la publication de ma nouvelle Je pense donc je suis dans la Revue-blog aléatoire LOREM_IPSUM n°87 (octobre 2015).

    J'ai le plaisir de vous annoncer la publication de ma nouvelle Je pense donc je suis dans la Revue-blog aléatoire LOREM_IPSUM n°87 (octobre 2015).
  • mucus, dans maman, maman, j’ai rêvé de l’ours, le 19 décembre 2013

    Je suis seule. En mon château. En haut d’un pic. Au bord d’une falaise. Au-dessus de flots furieux qui m’assourdissent. Je suis seule. En ce château. Au fond des oubliettes. Mon corps bleui par l’hypothermie. Tremblant. Chétif.

    Je suis seule. En mon château. En haut d’un pic. Au bord d’une falaise. Au-dessus de flots furieux qui m’assourdissent. Je suis seule. En ce château. Au fond des oubliettes. Mon corps bleui par l’hypothermie. Tremblant. Chétif. A peine un soupçon dans l’ombre. Là, pourtant. (…)
  • à l’unisson de mon envie de dire ma solitude, dans le papier à musique, le 4 août 2006

    Nous avons marché un bon moment avant d’arriver à bon port. Un square blotti au milieu de petites barres d’immeubles qui l’enserrent, et réverbéraient particulièrement bien la musique.

    Nous avons marché un bon moment avant d'arriver à bon port. Un square blotti au milieu de petites barres d'immeubles qui l'enserrent, et réverbéraient particulièrement bien la musique. Des notes s'élevant de ramures, de feuillages battus par le vent. Le ciel était peu (…)
  • tant pis pour l’improbable, par Angèle Casanova, dans écrire avec Philippe Aigrain (juillet 2013), le 5 juillet 2013

    De son passage, il ne reste qu’une trace, qui court de barreau en barreau, le long de cette clôture métallique.

    De son passage, il ne reste qu’une trace, qui court de barreau en barreau, le long de cette clôture métallique. Elle a longé le collège. Elle s’est appuyée un instant contre la grille. Pour se reposer. Elle avait parcouru un long chemin. Fatiguée, elle s’est contentée de (…)
  • La fin des haricots, dans publications, le 2 avril 2017

    J’ai le plaisir de vous annoncer la publication de ma nouvelle La fin des haricots dans la revue TRACTION-BRABANT, n°68 (6 Juin 2016), p. 31 et 50.

    J’ai le plaisir de vous annoncer la publication de ma nouvelle La fin des haricots dans la revue TRACTION-BRABANT, n°68 (6 Juin 2016), p. 31 et 50.
  • Là où l’humain se planque, dans Là où l’humain se planque. Tarmac, 2017 (Complément de lieu), le 14 mai 2017

    J’ai l’immense joie de vous annoncer la parution de mon premier livre, Là où l’humain se planque, publié aux Editions Tarmac (avril 2017), avec une couverture de Jacques Cauda).

    J'ai l'immense joie de vous annoncer la parution de mon premier livre, Là où l'humain se planque, publié aux Editions Tarmac (avril 2017), avec une couverture de Jacques Cauda. Ils en parlent : Patrice Maltaverne (note de lecture) Nouvelle Donne, ici (note de lecture) et (…)
  • la casse, dans maman, maman, j’ai rêvé de l’ours, le 22 janvier 2016

    le ciel est bas sur la casse
    le métal ne brille pas
    cabossé troué béant

    le ciel est bas sur la casse le métal ne brille pas cabossé troué béant il nous indique le chemin vers la voiture nous la reconnaissons vaguement en faisons le tour plusieurs fois enfants malhabiles ne sachant plus quoi faire de ce jouet cassé effrayant alors (…)