par angèle casanova

« perte »

  • interdit aux hommes, par Angèle Casanova, dans écrire avec Giovanni Merloni (mars 2014), le 7 mars 2014

    Le processus qui amène du chagrin à la végétation. Je le vis. De l’intérieur. Je l’observe dans mon corps. Dans ma chair.

    Le processus qui amène du chagrin à la végétation. Je le vis. De l’intérieur. Je l’observe dans mon corps. Dans ma chair. Comme la marée, mon chagrin se répand de tous côtés. Jusqu’à l’horizon. Plus rien n’existe en dehors de lui. L’air que je respire. La nourriture que je (…)
  • parenthèse temporelle, dans maman, maman, j’ai rêvé de l’ours, le 6 novembre 2006

    21h00.
    Je viens de finir mon dessert. Je somnole devant la télévision.
    Le téléphone sonne.

    21h00. Je viens de finir mon dessert. Je somnole devant la télévision. Le téléphone sonne. Le fixe ? Papa m’a appelé cette semaine. Ca doit être maman. Je décroche. Ouaip ? Mademoiselle … ? Oui ? Je suis l’agent … de la gendarmerie de …. Vous êtes bien la fille de (…)
  • mucus, dans maman, maman, j’ai rêvé de l’ours, le 19 décembre 2013

    Je suis seule. En mon château. En haut d’un pic. Au bord d’une falaise. Au-dessus de flots furieux qui m’assourdissent. Je suis seule. En ce château. Au fond des oubliettes. Mon corps bleui par l’hypothermie. Tremblant. Chétif.

    Je suis seule. En mon château. En haut d’un pic. Au bord d’une falaise. Au-dessus de flots furieux qui m’assourdissent. Je suis seule. En ce château. Au fond des oubliettes. Mon corps bleui par l’hypothermie. Tremblant. Chétif. A peine un soupçon dans l’ombre. Là, pourtant. (…)
  • des vitres et des trains, dans maman, maman, j’ai rêvé de l’ours, le 3 novembre 2006

    Nation… Je grimpe dans le RER. Blottie dans ma musique. Tout m’indiffère. Je m’installe côté fenêtre, l’épaule adossée à la vitre… Insensiblement, je me pelotonne contre cette surface froide, replie mon menton vers elle, me courbe.

    Nation… Je grimpe dans le RER. Blottie dans ma musique. Tout m’indiffère. Je m’installe côté fenêtre, l’épaule adossée à la vitre… Insensiblement, je me pelotonne contre cette surface froide, replie mon menton vers elle, me courbe. Tourner le dos aux gens, à leur mine (…)
  • Pénélope, par Olivier Savignat, dans mythes selon Olivier Savignat, le 28 juin 2014

    Faire et défaire
    pour se donner
    le temps d’espérer

    Pour lire le texte d'Olivier Savignat, aller là
  • Orphée, par Olivier Savignat, dans mythes selon Olivier Savignat, le 26 juin 2014

    L’amour m’a guidé
    aux confins des ombres
    et encore au-delà

    Pour lire le texte d'Olivier Savignat, aller là