par angèle casanova

« père »

  • des priorités, dans petits bouts de vie, le 20 octobre 2013

    Il sort de l’ascenseur et s’arrête. Un tout jeune bambin lui rentre dans le gras des mollets. L’homme penche en avant comme un navire à l’ancre et sourit dans le vague.

    Il sort de l’ascenseur et s’arrête. Un tout jeune bambin lui rentre dans le gras des mollets. L’homme penche en avant comme un navire à l’ancre et sourit dans le vague. Se retournant légèrement, il fait signe au petit de monter à l’abordage. Un casque de vélo jaune pétant (…)
  • le linge sale, par Angèle Casanova, dans écrire avec André Rougier (novembre 2012), le 2 novembre 2012

    Enfant, elle avait un secret. Elle le dissimulait sous son pull. Il avait la forme d’un objet de torture. Un corset. En plâtre. Il la soutenait. Il la martyrisait. Il la protégeait. Son secret. Elle le pleurait la nuit. Elle ne pensait qu’à lui.

    Pour lire mon texte, allez là
  • Belfort, le 2 octobre 2014 à 23 heures, par Angèle Casanova, dans chère Grisélidis Réal, le 3 octobre 2014

    Chère Grisélidis Réal,
    Lorsque vous comprenez que vous allez mourir, vous renouez avec Jean-Luc Hennig. Pour vous, la mort est un livre. Elle prend la forme d’un livre. Parce que ne me racontez pas n’importe quoi.

    Chère Grisélidis Réal, Lorsque vous comprenez que vous allez mourir, vous renouez avec Jean-Luc Hennig. Pour vous, la mort est un livre. Elle prend la forme d’un livre. Parce que ne me racontez pas n’importe quoi. Je ne vois nul hasard dans le souhait que vous émettez, (…)
  • De A en B, dans publications, le 18 juin 2017

    J’ai le plaisir de vous annoncer la publication d’un ensemble de nouvelles, récits, poèmes, De A en B, dans le Hors-série #1 : Francis Caudron de la revue Le Cafard hérétique, publié en mai 2017, p. 115-120.

    J'ai le plaisir de vous annoncer la publication d'un ensemble de nouvelles, récits, poèmes, De A en B, dans le Hors-série #1 : Francis Caudron de la revue Le Cafard hérétique, publié en mai 2017, p. 115-120.
  • la casse, dans maman, maman, j’ai rêvé de l’ours, le 22 janvier 2016

    le ciel est bas sur la casse
    le métal ne brille pas
    cabossé troué béant

    le ciel est bas sur la casse le métal ne brille pas cabossé troué béant il nous indique le chemin vers la voiture nous la reconnaissons vaguement en faisons le tour plusieurs fois enfants malhabiles ne sachant plus quoi faire de ce jouet cassé effrayant alors (…)
  • partie civile, par Angèle Casanova, dans écrire avec Yoxigen (octobre 2012), le 5 octobre 2012

    7h00 du matin. Une lueur pâle traverse les rideaux de la chambre. Elle se tient au pied de son lit. Debout. Danse légèrement d’un pied sur l’autre. Lisse son pantalon, ajuste son chemisier. Porte ses mains à son visage, le masse doucement, puis se rassoit sur le lit. Bras croisés.

    Pour lire mon texte, allez là
  • Belfort, le 2 octobre 2014 à 23 heures, par Angèle Casanova, dans écrire avec Eric Schulthess (octobre 2014), le 3 octobre 2014

    Chère Grisélidis Réal,
    Lorsque vous comprenez que vous allez mourir, vous renouez avec Jean-Luc Hennig. Pour vous, la mort est un livre. Elle prend la forme d’un livre. Parce que ne me racontez pas n’importe quoi.

    Pour lire mon texte, allez là
  • incurable, dans éloge funèbre, le 11 juillet 2012

    incurable : « Qui ne peut se guérir : Un mal incurable. Dont on ne peut se défaire, qui possède un défaut sans qu’on puisse l’en débarrasser : Une incurable paresse. Un ivrogne incurable. » (Larousse) (du latin : cura, ae, fr : soin souci)

    incurable : « Qui ne peut se guérir : Un mal incurable. Dont on ne peut se défaire, qui possède un défaut sans qu'on puisse l'en débarrasser : Une incurable paresse. Un ivrogne incurable. » (Larousse) (du latin : cura, ae, fr : soin souci) euthanasie : « À l'origine, (…)
  • daphné, par Angèle Casanova, dans mythes selon Angèle Casanova, le 29 octobre 2013

    Le paysage danse devant ses yeux. A un rythme saccadé, fou. Une branche lui fouette le visage. Son arcade sourcilière éclate. Un jet de sang coule le long de sa paupière. Elle ne s’arrête pas. Continue de courir. A perdre haleine. Au hasard.

    Le paysage danse devant ses yeux. A un rythme saccadé, fou. Une branche lui fouette le visage. Son arcade sourcilière éclate. Un jet de sang coule le long de sa paupière. Elle ne s’arrête pas. Continue de courir. A perdre haleine. Au hasard. Elle contourne les arbres, écarte (…)
  • le mur d’eau, par Angèle Casanova, dans écrire avec Franck Queyraud (décembre 2014), le 5 décembre 2014

    J’imprime les photographies sur du papier machine. En noir et blanc. J’y perds beaucoup, mais je peux confronter les images. Je note des mots-clés au dos des feuillets.

    #1 J’imprime les photographies sur du papier machine. En noir et blanc. J’y perds beaucoup, mais je peux confronter les images. Je note des mots-clés au dos des feuillets. Je les pose et reviens au dossier informatique. Je réfléchis à ce qui pourrait faire sens. Là. A ce (…)