par angèle casanova

« géométrie »

  • Hajime, par Angèle Casanova, dans écrire avec Jean-Claude Goiri (février 2016), le 5 février 2016

    Pour lire mon poème, allez .

    Pour lire mon poème, allez là.
  • le linge sale, par Angèle Casanova, dans écrire avec André Rougier (novembre 2012), le 2 novembre 2012

    Enfant, elle avait un secret. Elle le dissimulait sous son pull. Il avait la forme d’un objet de torture. Un corset. En plâtre. Il la soutenait. Il la martyrisait. Il la protégeait. Son secret. Elle le pleurait la nuit. Elle ne pensait qu’à lui.

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  • cosmologue 2, dans écrire avec / pour mon fils, le 21 septembre 2014

    Il avance ses dents
    vers le croque-monsieur
    déjà attaqué

    Il avance ses dents vers le croque-monsieur déjà attaqué par le milieu de la tranche il croque prudemment un de ses coins dorés il tire essaie de dégager sa mâchoire sans succès une languette de fromage le retient il s’ébroue éclate de rire et (…)
  • ombre, dans Bloomsbury spleen, le 26 février 2014

    Ailleurs je rôde. Peut-être un peu plus même. Un peu plus qu’en temps normal. Parce que je suis seule. Ailleurs que chez moi. Que je n’ai pas ma voiture. Alors je rôde. Pied ferme. Œil fixe. Je joue à faire comme si je savais où j’allais.

    Ailleurs je rôde. Peut-être un peu plus même. Un peu plus qu’en temps normal. Parce que je suis seule. Ailleurs que chez moi. Que je n’ai pas ma voiture. Alors je rôde. Pied ferme. Œil fixe. Je joue à faire comme si je savais où j’allais. Alors que non. Je joue à. Je rôde. Je (…)
  • la casse, dans maman, maman, j’ai rêvé de l’ours, le 22 janvier 2016

    le ciel est bas sur la casse
    le métal ne brille pas
    cabossé troué béant

    le ciel est bas sur la casse le métal ne brille pas cabossé troué béant il nous indique le chemin vers la voiture nous la reconnaissons vaguement en faisons le tour plusieurs fois enfants malhabiles ne sachant plus quoi faire de ce jouet cassé effrayant alors (…)
  • ligne de partage, dans la route, le 6 février 2014

    L’autoroute défile
    Je grignote le terrain
    Je passe devant ce panneau
    Ligne de partage des eaux

    l’autoroute défile je grignote le terrain je passe devant ce panneau ligne de partage des eaux zone frontière entre sud et nord comme si une tension existait en ce lieu un équilibre invisible instable peut-être une ligne où les mers si loin pourtant s’affrontent se (…)
  • le pont, dans la route, le 11 novembre 2014

    Un pont raye l’autoroute. Je m’approche de lui à vive allure. Il grandit dans le pare-brise. Je lève les yeux. Et les vois. Les vaches. Toute une file de vaches, qui se détache sur le ciel couchant. Gris ardoise orangé. Elles avancent. A la queue leu-leu. Lentement. Sur le pont.

    Vous trouverez ce texte là.
  • le pont, dans la vie des vaches, le 11 novembre 2014

    Un pont raye l’autoroute. Je m’approche de lui à vive allure. Il grandit dans le pare-brise. Je lève les yeux. Et les vois. Les vaches. Toute une file de vaches, qui se détache sur le ciel couchant. Gris ardoise orangé. Elles avancent. A la queue leu-leu. Lentement. Sur le pont.

    Un pont raye l'autoroute. Je m'approche de lui à vive allure. Il grandit dans le pare-brise. Je lève les yeux. Et les vois. Les vaches. Toute une file de vaches, qui se détache sur le ciel couchant. Gris ardoise orangé. Elles avancent. A la queue leu-leu. Lentement. Sur le (…)
  • L’enjambée, par Nolwen Euzen (site la grande menuiserie), dans écrire avec Nolwenn Euzen (mai 2014), le 2 mai 2014

    il y a les choses à faire les unes après les autres
     dis-tu
    (tu regardes ton pied)

    – « Vous m’avez dit un jour que les émotions humaines pouvaient être traitées exactement comme s’il s’agissait de lignes, de plans et de masses, vrai ? » Irvin Yalom, Le problème Spinoza il y a les choses à faire les unes après les autres – dis-tu (tu regardes ton (…)
  • oeuf mimosa, dans oeuf mimosa, le 21 octobre 2013

    Elle est allongée dans la pénombre. Le jour se lève. Toute la nuit, elle s’est agitée, retournée d’un côté de l’autre sans trouver le sommeil. Les pensées ont du mal à trouver leur chemin jusqu’à sa conscience.

    Elle est allongée dans la pénombre. Le jour se lève. Toute la nuit, elle s’est agitée, retournée d’un côté de l’autre sans trouver le sommeil. Les pensées ont du mal à trouver leur chemin jusqu’à sa conscience. Elle regarde le plafond un moment. Au fur et à mesure, le chaos (…)