Il avait une jolie voix, et il chantait fréquemment. Il avait dix ans. Doucement, en marchant, ce jour-là, en allant du camping municipal de Pontorson jusqu’à presqu’au Mont, promenade que nous avions faites déjà trois fois depuis notre arrivée, une semaine auparavant.
« enfant »
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Lecture au camping, par Pierre Cohen-Hadria,
dans
écrire avec Pierre Cohen-Hadria (novembre 2014),
le
7 novembre 2014
Il avait une jolie voix, et il chantait fréquemment. Il avait dix ans. Doucement, en marchant, ce jour-là, en allant du camping municipal de Pontorson jusqu’à presqu’au Mont, promenade que nous avions faite déjà trois fois depuis notre arrivée, une semaine auparavant. (…)
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cronos, par Angèle Casanova,
dans
mythes selon Angèle Casanova,
le
19 novembre 2014
L'homme est immense. Son ombre envahit la pièce comme une marée noire. Il s’approche du berceau. La mère tente de l'en empêcher. De faire barrage de son corps. Le repousse. Du mieux qu’elle peut. Échevelée. La poitrine à nu. Elle vient de donner le sein. Une odeur de lait (…)
L’homme est immense. Son ombre envahit la pièce comme une marée noire. Il s’approche du berceau. La mère tente de l’en empêcher. De faire barrage de son corps. Le repousse. Du mieux qu’elle peut.
- hänsel chef d’orchestre, dans écrire avec / pour mon fils, le 18 novembre 2014 A l’école on a joué à Hänsel et Gretel Je vous montre Alors moi je joue Hänsel Il ouvre les bras tout grand en souriant et puis regarde autour de lui Gretel c’est ta botte maman Il nous tend la botte noire élégante il la planque derrière la porte de la chambre (…)
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cosmologue 2,
dans
écrire avec / pour mon fils,
le
21 septembre 2014
Il avance ses dents vers le croque-monsieur déjà attaqué par le milieu de la tranche il croque prudemment un de ses coins dorés il tire essaie de dégager sa mâchoire sans succès une languette de fromage le retient il s’ébroue éclate de rire et (…)
Il avance ses dents
vers le croque-monsieur
déjà attaqué -
au bord de la route,
dans
publications,
le
18 avril 2016
J'ai le plaisir de vous faire découvrir une photographie de mon poème au bord de la route, prise dans le cadre de PAQCAD - la poésie a quelque chose à dire. Elle a été publiée le 19 janvier 2016 sur la page Facebook du dispositif. Je n'ai pas demandé à Xavier Frandon, qui (…)
J’ai le plaisir de vous faire découvrir une photographie de mon poème au bord de la route, prise dans le cadre de PAQCAD - la poésie a quelque chose à dire.
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le soutien-gorge (quelques notes),
dans
poèmes,
le
17 décembre 2015
la lumière joue sur le plafond voûté les statues émergent de l’ombre fantômes voluptueux l’eau rasante file droit au milieu verte plane silencieuse elle s’étend sur toute la longueur du bâtiment *** la piscine un peu moins de cinquante mètres qui ne furent (…)
la lumière joue sur le plafond voûté
les statues émergent de l’ombre
fantômes voluptueux
l’eau rasante file droit au milieu -
je ne sais plus quand j’ai cessé d’être un enfant,
dans
ateliers de Séverine Daucourt-Fridriksson (Bibliothèque municipale de Belfort, février 2017),
le
7 février 2017
je ne sais plus quel était le bruit de la cloche à la fin des cours je ne sais plus si ça s'est passé comme ça je ne sais plus ce que je savais je ne sais plus
je ne sais plus
quel était le bruit
de la cloche -
Ton être poussant, par Jean-Claude Goiri,
dans
écrire avec Jean-Claude Goiri (février 2016),
le
5 février 2016
Je t’ai appris à tomber quand tu marches je t’ai appris à parler avec nous je t’ai appris à lire dans tes pensées et je t’ai fait voir comment ça tombe les feuilles mais je ne t’ai jamais dit pourquoi je les ramasse Je t’ai appris l’arrondi de la terre je t’ai appris (…)
Je t’ai appris à tomber quand tu marches
je t’ai appris à parler avec nous
je t’ai appris à lire dans tes pensées
et je t’ai fait voir -
scoubidoubidou,
dans
écrire avec / pour mon fils,
le
2 août 2014
Il entend nos mots d’amour lève la tête de son couscous me regarde s’approche et se jette à mon cou mon amoureuse qu’il dit je le reprends aussitôt non tu es mon enfant à moi mon petit d’accord qu’il fait d’accord alors il pose sa joue contre ma joue (…)
Il entend nos mots d’amour
lève la tête de son couscous
me regarde
s’approche
et se jette à mon cou -
le linge sale, par Angèle Casanova,
dans
écrire avec André Rougier (novembre 2012),
le
2 novembre 2012
Pour lire mon texte, allez là
Enfant, elle avait un secret. Elle le dissimulait sous son pull. Il avait la forme d’un objet de torture. Un corset. En plâtre. Il la soutenait. Il la martyrisait. Il la protégeait. Son secret. Elle le pleurait la nuit. Elle ne pensait qu’à lui.
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