par angèle casanova

« amour »

  • schizophrénie, dans love letters, le 5 février 2014

    Ecrire. Vivre. Séparer son écriture de sa vie. Quand on sent que c’est impossible. Alors. Arrêter d’écrire un temps. Le dire. Mentir. Continuer d’écrire. En secret.

    Ecrire. Vivre. Séparer son écriture de sa vie. Quand on sent que c'est impossible. Alors. Arrêter d'écrire un temps. Le dire. Mentir. Continuer d'écrire. En secret. Tous les jours. Intarissablement. Des mots qui ne figureront jamais ici. Que vous ne lirez jamais. L'expérience (…)
  • Belfort, le 25 septembre 2014, dans chère Grisélidis Réal, le 25 septembre 2014

    Chère Grisélidis Réal,
    J’étais confortablement installée dans la salle d’attente des impôts quand j’ai tourné la dernière page de votre dernier livre. En le refermant, j’ai eu l’impression terriblement poignante de vous quitter pour toujours.

    Chère Grisélidis Réal, J’étais confortablement installée dans la salle d’attente des impôts quand j’ai tourné la dernière page de votre dernier livre. En le refermant, j’ai eu l’impression terriblement poignante de vous quitter pour toujours. De vous tuer. Des larmes ont (…)
  • Héra, par Olivier Savignat, dans mythes selon Olivier Savignat, le 2 juillet 2014

    A quoi sert la puissance
    quand chaque jour
    vous trahit ?

    Pour lire le texte d'Olivier Savignat, aller là
  • des priorités, dans petits bouts de vie, le 20 octobre 2013

    Il sort de l’ascenseur et s’arrête. Un tout jeune bambin lui rentre dans le gras des mollets. L’homme penche en avant comme un navire à l’ancre et sourit dans le vague.

    Il sort de l’ascenseur et s’arrête. Un tout jeune bambin lui rentre dans le gras des mollets. L’homme penche en avant comme un navire à l’ancre et sourit dans le vague. Se retournant légèrement, il fait signe au petit de monter à l’abordage. Un casque de vélo jaune pétant (…)
  • vol d’alouettes, par Angèle Casanova, dans écrire avec Wana Toctouillou (mars 2015), le 6 mars 2015

    Pour lire mon poème, allez

    Pour lire mon poème, allez là
  • pas de chou blanc, un canard, des carpes, un ballon, dans petits bouts de vie, le 10 août 2012

    Main dans la main, nous descendons l’escalier de pierre. En contrebas, bien dissimulée, la fontaine est là. Je soupire de soulagement. Elle n’est plus à sec. Le chou blanc de la dernière fois m’était resté en travers de la gorge.

    Main dans la main, nous descendons l’escalier de pierre. En contrebas, bien dissimulée, la fontaine est là. Je soupire de soulagement. Elle n’est plus à sec. Le chou blanc de la dernière fois m’était resté en travers de la gorge. Je le guide vers le flanc droit de la (…)
  • mes puces goodbye, dans petits bouts de vie, le 7 juillet 2012

    Je le gronde gentiment. Il faut dire qu’il se tortille comme un beau diable. Alors que je le plaque sur le matelas, les fesses calées sur la couche prête à l’emploi, il récidive. Une tortion de la hanche, et le voilà à quatre pattes, en train de refaire le monde.

    Je le gronde gentiment. Il faut dire qu’il se tortille comme un beau diable. Alors que je le plaque sur le matelas, les fesses calées sur la couche prête à l’emploi, il récidive. Une tortion de la hanche, et le voilà à quatre pattes, en train de refaire le monde. L’invective (…)
  • 12e Printemps des Poètes des Afriques et d’Ailleurs, Auberge des Moraines (Lepuix), dans actions, le 15 février 2015

    Le Samedi 14 mars, à partir de 15 heures, le Printemps des poètes se fait africain à l’Auberge des Moraines, mon café-concert préféré. Insurrection poétique au rendez-vous !

    © Pascale Delgrange Le Samedi 14 mars, à partir de 15 heures, le Printemps des poètes se fait africain à l'Auberge des Moraines, mon café-concert préféré. Insurrection poétique au rendez-vous, avec l'ouverture du 12e Printemps des poètes d'Afrique et d'ailleurs. AU (…)
  • cosmologue 2, dans écrire avec / pour mon fils, le 21 septembre 2014

    Il avance ses dents
    vers le croque-monsieur
    déjà attaqué

    Il avance ses dents vers le croque-monsieur déjà attaqué par le milieu de la tranche il croque prudemment un de ses coins dorés il tire essaie de dégager sa mâchoire sans succès une languette de fromage le retient il s’ébroue éclate de rire et (…)
  • regard croisé, dans maman, maman, j’ai rêvé de l’ours, le 4 octobre 2015

    je me sens drôle
    j’ai l’impression
    d’être là
    et

    je me sens drôle j’ai l’impression d’être là et ailleurs campée sur le quai je regarde un train partir je sais que je le regarde et pourtant j’ai l’impression d’y être aussi dans ce train regard croisé je suis des deux côtés dans le train et sur le quai (…)