par angèle casanova

écrire avec François Bonneau (avril 2013 et avril 2017)

Présentation, avril 2013
François Bonneau, il aime les mots. Il les cisèle. Les habille. Sons. Images. Langage précis. Onirique. Par ailleurs, les mots, il les trouve. Sur les murs. Lépreux de préférence. Écrits à la va-vite. Avec une orthographe souvent déficiente. Mais pas que. Maximes à l’emporte-pièce. Résumés. De ce qu’est la vie. Selon leurs prosateurs. Ces mots. Il les trouve. Il les montre.
François Bonneau, il m’a proposé d’écrire avec lui. Nous sommes partis bille en tête. Piaffant d’impatience. Avons convenu de prendre des photographies l’un pour l’autre et d’écrire autour, de leur faire raconter une histoire.
Et puis François Bonneau est tombé malade. Ulcère oculaire. Barbarisme que ce truc. Et puis il alla mieux. Mais je tombais alors malade. Vilaine blessure au doigt / dos bloqué. Et puis nous avons momentanément déclaré forfait. Ebréché notre vase. Mot d’excuse : éclopages tous azimuts. Une semaine de rab. Avec l’accord de notre Brigetoun nationale. Cela ne se refuse pas. Et puis nous avons vaincu l’adversité. Et puis nous voilà.
François Bonneau, merci. Pour ce texte. Que j’avais confusément peut-être imaginé. Auquel tu as donné corps. Au sens le plus strict. Et le plus fantaisiste aussi. Cette poudrerie que je fréquente souvent. Je ne la verrai plus de la même façon maintenant. Elle sera marquée de ta présence. De ton écriture.

Présentation, avril 2017
Notre premier échange a fait date pour moi. Le texte créé pour l’occasion est, depuis, devenu un livre, Là où l’humain se planque, sorti le 1er avril 2017 aux Editions Tarmac (collection Complément de lieu).
Jacques Cauda a réalisé la couverture de ce livre, et je me suis dit qu’il serait intéressant de boucler la boucle. De proposer à François Bonneau et à Jacques Cauda d’y danser avec moi. Cette boucle, la voici : Jacques Cauda nous a envoyé deux de ses peintures, François et moi en avons choisi une, et nous avons écrit, tous les deux, à partir de cette même image, retournant le mouvement originel, allant des photographies de François, qui ont inspiré ma nouvelle, jusqu’à la couverture de Jacques.
Merci François Bonneau, merci Jacques Cauda, pour ce bel échange.

François Bonneau. L’irrégulier
Jacques Cauda. jacques cauda

***

Mais, diront certains, qu’est-ce que ces "vases communicants" ?
Ils sont définis ainsi sur l’onglet A propos du groupe facebook qui leur est dédié :

"Tiers Livre (http://www.tierslivre.net/) et Scriptopolis (http://www.scriptopolis.fr/) sont à l’initiative d’un projet de vases communicants : le premier vendredi du mois, chacun écrit sur le blog d’un autre, à charge à chacun de préparer les mariages, les échanges, les invitations. Circulation horizontale pour produire des liens autrement… Ne pas écrire pour, mais écrire chez l’autre."

Vous souhaitez participer ? Inscrivez-vous au groupe, et faites-vous connaître.
Par ailleurs, le blog Le rendez-vous des Vases communicants recense, mois par mois, sous l’égide de Marie-Noëlle Bertrand, la liste des blogs participants. Vous y trouverez donc la liste des vases pour avril 2017.

Derniers textes publiés :

  • hypothèses de travail, par Angèle Casanova, dans écrire avec François Bonneau (avril 2013 et avril 2017), le 7 avril

    Pour lire mon texte, aller .

    Pour lire mon texte, aller là.
  • Clémente, par François Bonneau, dans écrire avec François Bonneau (avril 2013 et avril 2017), le 7 avril

    Si tu ne me demandes qu’un seul mot, alors je dirais bien clémente.
    Je t’assure, c’est le premier qui m’est venu en tête. Clémente, oui, à cause de la couleur. Bien sûr que je le dis pour le moment précis où tu m’es apparue.

    Si tu ne me demandes qu’un seul mot, alors je dirais bien clémente. Je t’assure, c’est le premier qui m’est venu en tête. Clémente, oui, à cause de la couleur. Bien sûr que je le dis pour le moment précis où tu m’es apparue. Là, de la manière dont tu te montrais, c’est comme si un calque avec le mot clémente s’était intercalé entre toi et mes yeux, mais souviens toi, aussi, de ce que tu (...)
  • aflojar a fondo, par Angèle Casanova, dans écrire avec François Bonneau (avril 2013 et avril 2017), le 12 avril 2013

    Il habite dans un immeuble étudié pour l’ensoleillement maximal. Chaque balcon, orienté. En quinconce. Plein sud. Isolé. Des autres appartements. Des voisins. Du bruit. De tout. Sauf du soleil. Vie parallèles, étagées.

    Pour lire mon texte, aller là
  • Poudrerie, par François Bonneau, dans écrire avec François Bonneau (avril 2013 et avril 2017), le 12 avril 2013

    Ça craquait sous les pieds. Est-ce qu’on était encore dehors ? Un peu, suffisamment. Avec les bas d’Angélique. Bas de laine, cuisses et mollets, ma fortune et la sienne. Avec ses paquets de cookies. La pluie en moins.

    Ça craquait sous les pieds. Est-ce qu’on était encore dehors ? Un peu, suffisamment. Avec les bas d’Angélique. Bas de laine, cuisses et mollets, ma fortune et la sienne. Avec ses paquets de cookies. La pluie en moins. La bécote sur les bancs publics, on avait passé l’âge ; on avait trouvé mieux, et on assumait bien cet embourgeoisement de mal-lotis. C’étaient des pans de murs. (...)