par angèle casanova

« secret »

  • incurable, dans éloge funèbre, le 11 juillet 2012

    incurable : « Qui ne peut se guérir : Un mal incurable. Dont on ne peut se défaire, qui possède un défaut sans qu’on puisse l’en débarrasser : Une incurable paresse. Un ivrogne incurable. » (Larousse) (du latin : cura, ae, fr : soin souci)

    incurable : « Qui ne peut se guérir : Un mal incurable. Dont on ne peut se défaire, qui possède un défaut sans qu'on puisse l'en débarrasser : Une incurable paresse. Un ivrogne incurable. » (Larousse) (du latin : cura, ae, fr : soin souci) euthanasie : « À l'origine, l'euthanasie (...)
  • adieu à mon père, dans éloge funèbre, le 29 avril 2012

    Face à un être qui se meurt,
    Face à son propre père qui se meurt...
    Que dire ?
    Que faire ?

    Face à un être qui se meurt, Face à son propre père qui se meurt... Que dire ? Que faire ? Nous l'avons accompagné du mieux possible. Avec notre inexpérience, notre difficulté à faire la part des choses entre les sentiments filiaux et le devoir de l'accompagner, quoi qu'il nous en (...)
  • oeuf mimosa, dans oeuf mimosa, le 21 octobre 2013

    Elle est allongée dans la pénombre. Le jour se lève. Toute la nuit, elle s’est agitée, retournée d’un côté de l’autre sans trouver le sommeil. Les pensées ont du mal à trouver leur chemin jusqu’à sa conscience.

    Elle est allongée dans la pénombre. Le jour se lève. Toute la nuit, elle s’est agitée, retournée d’un côté de l’autre sans trouver le sommeil. Les pensées ont du mal à trouver leur chemin jusqu’à sa conscience. Elle regarde le plafond un moment. Au fur et à mesure, le chaos qui l’habite (...)
  • la brosse à dents, dans nouvelles, le 15 septembre 2014

    Un objet. Une obsession. Une nouvelle.

    Pour lire cette nouvelle, il vous suffit d'aller feuilleter le n°13 de la revue numérique L'AMPOULE, consacré à Crimes & châtiments ! Les autres numéros de la revue sont à découvrir sur le site des Editions de l'Abat-jour.
  • le couteau, dans poèmes, le 8 mars 2014

    elle le dit
    c’est une erreur
    elle s’est trompée
    elle veut réparer

    elle le dit c’est une erreur elle s’est trompée elle veut réparer elle prend ce qu’elle a sous la main un couteau elle le trempe dans la peinture tend le bras vers la toile passer l’éponge la surface part avec dessous apparaît la structure le grain du réel quelque chose se passe (...)
  • antigone, par Angèle Casanova , dans mythes selon Angèle Casanova, le 28 octobre 2013

    Mon père, c’est un roc. Grand, beau, sûr de lui. Il s’occupe de notre ville et ce travail, il le fait bien. Et puis la peste arrive. Sans crier gare. Un jour, tout le monde vaque à ses occupations. Le lendemain, les rues sont désertes, la ville abandonnée.

    Mon père, c’est un roc. Grand, beau, sûr de lui. Il s’occupe de notre ville et ce travail, il le fait bien. Et puis la peste arrive. Sans crier gare. Un jour, tout le monde vaque à ses occupations. Le lendemain, les rues sont désertes, la ville abandonnée. Des cris résonnent (...)
  • actéon, par Angèle Casanova , dans mythes selon Angèle Casanova, le 8 juillet 2014

    Ils sont quatre à l’avoir pris en flagrant délit. Quatre. C’est assez. Moins. Cela n’aurait pas suffi. Mais quatre. Alors il va mourir. C’est une erreur. Il clame. Répète. Je n’aurais pas dû être là. Voir. Je suis des vôtres. Mes frères. Ne me tuez pas. Nous avons fait la guerre ensemble.

    Ils sont quatre à l'avoir pris en flagrant délit. Quatre. C’est assez. Moins. Cela n’aurait pas suffi. Mais quatre. Alors il va mourir. C’est une erreur. Il clame. Répète. Je n’aurais pas dû être là. Voir. Je suis des vôtres. Mes frères. Ne me tuez pas. Nous avons fait la guerre (...)
  • INTERDIT, dans poèmes, le 6 juillet 2014

    Tu es caché
    au dos d’un
    panneau
    INTERDIT

    Tu es caché au dos d’un panneau INTERDIT rouge impératif sans nuances tu y es caché je le sais plusieurs fois je te vois derrière dessous quelqu’un a dégommé le panneau INTERDIT en passant peut-être à coup de pied peut-être en trébuchant toujours est-il que je te vois plusieurs (...)
  • la femme de l’ogre, dans poèmes, le 9 juin 2014

    La femme de l’ogre ne dit rien.
    Ce mutisme n’est pas pensé. Réfléchi.
    Elle ne dit rien.
    C’est tout.

    La femme de l'ogre ne dit rien. Ce mutisme n'est pas pensé. Réfléchi. Elle ne dit rien. C'est tout. De toute façon. Elle sait. Qu'il n'y a rien à dire. Que l'ogre est ogre. Que c'est sa nature. Aucun aveu n'y changerait rien. Du fond d'une geôle, il resterait ogre. Et qui les (...)
  • L’OS DE L’OBSCUR (brève autopsie des secrets), par André Rougier, dans écrire avec André Rougier (novembre 2012), le 2 novembre 2012

    (bien que conçu en grande partie avant sa disparition, je dédie ce texte à la mémoire et, surtout, à la présence de Maryse Hache, qui m’a réconcilié avec beaucoup de choses et, peut-être, – alors que je croyais que c’était fait depuis longtemps – avec une part presque oubliée de moi-même…)

    (bien que conçu en grande partie avant sa disparition, je dédie ce texte à la mémoire et, surtout, à la présence de Maryse Hache, qui m’a réconcilié avec beaucoup de choses et, peut-être, – alors que je croyais que c’était fait depuis longtemps – avec une part presque oubliée de (...)

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