par angèle casanova

« joie »

  • abécédaire au vent, dans petits bouts de vie, le 30 juin 2014

    On les voit de loin. Ils flottent au vent. Tout là-haut. Nous nous approchons. Ils sont attachés au sommet de grands mâts blancs. Eoliennes de pacotille. La couleur est la même. Le vent aussi. Mais ils ne tournent pas. Eux.

    On les voit de loin. Ils flottent au vent. Tout là-haut. Nous nous approchons. Ils sont attachés au sommet de grands mâts blancs. Éoliennes de pacotille. La couleur est la même. Le vent aussi. Mais ils ne tournent pas. Eux. Ils se contentent de claquer au gré de la brise. (...)
  • ME Mulhouse, dans la route, le 19 juillet 2014

    Une pente douce
    file
    sous
    le tapis

    Une pente douce file sous le tapis de l’autoroute comme mangée par l’asphalte Je roule au ras de la prairie tout près Je lève les yeux l’herbe drue haute d’un beige cramé de soleil ondule au gré du vent En haut du promontoire un bâtiment industriel rompt l’harmonie résiste (...)
  • hobo, dans petits bouts de vie, le 25 septembre 2013

    La maison est en carton, pirouette cacahouète, la maison est en carton, les escaliers sont en papier, les escaliers sont en papier…

    La maison est en carton, pirouette cacahouète, la maison est en carton, les escaliers sont en papier, les escaliers sont en papier… Il trotte légèrement le long de la voie ferrée, en plein cagnard. Le ventre creux, la tête folle, il chantonne en regardant au loin. Le train ne (...)
  • sac qui claque, dans Bloomsbury spleen, le 27 février 2014

    Je petit-déjeune au café Ruskin. Je suis assise dans le coin intérieur droit du café. A ma gauche, à ma droite, de grandes baies. Je suis assise au coin de ce café situé au carrefour de Little Russell Street et de Museum Street.

    Je petit-déjeune au café Ruskin. Je suis assise dans le coin intérieur droit du café. A ma gauche, à ma droite, de grandes baies. Je suis assise au coin de ce café situé au carrefour de Little Russell Street et de Museum Street. Un double expresso devant moi, je tartine mon scone (...)
  • de Malcolm X à Frederick Douglass, dans NY, Harlem, 119th Street, le 8 décembre 2012

    Nous marchons le long de la 119e rue. Les brownstones se ressemblent comme des sœurs. Et pourtant. Chacune à ses encorbellements. Ses lignes. Ses matières. Chacune invente une nouvelle façon d’être une brownstone.

    Nous marchons le long de la 119e rue. Les brownstones se ressemblent comme des sœurs. Et pourtant. Chacune à ses encorbellements. Ses lignes. Ses matières. Chacune invente une nouvelle façon d’être une brownstone. Et puis. Délabrées, bringuebalantes. Ou au contraire. Décorées, (...)
  • aflojar a fondo, dans photo-textes, le 12 avril 2013

    Il habite dans un immeuble étudié pour l’ensoleillement maximal. Chaque balcon, orienté. En quinconce. Plein sud. Isolé. Des autres appartements. Des voisins. Du bruit. De tout. Sauf du soleil. Vie parallèles, étagées.

    Il habite dans un immeuble étudié pour l’ensoleillement maximal. Chaque balcon, orienté. En quinconce. Plein sud. Isolé. Des autres appartements. Des voisins. Du bruit. De tout. Sauf du soleil. Vie parallèles, étagées. De la rue, la façade accroche la lumière. On la devine, sa (...)
  • 12e Printemps des Poètes des Afriques et d’Ailleurs, Auberge des Moraines (Lepuix), dans performances, le 15 février 2015

    Le Samedi 14 mars, à partir de 15 heures, le Printemps des poètes se fait africain à l’Auberge des Moraines, mon café-concert préféré. Insurrection poétique au rendez-vous !

    © Pascale Delgrange Le Samedi 14 mars, à partir de 15 heures, le Printemps des poètes se fait africain à l'Auberge des Moraines, mon café-concert préféré. Insurrection poétique au rendez-vous, avec l'ouverture du 12e Printemps des poètes d'Afrique et d'ailleurs. AU PROGRAMME Toute (...)
  • tout en haut de l’échelle, dans NY, Harlem, 119th Street, le 6 décembre 2012

    Bottes en cuir marron. Liseré vertical parsemé de touts petits clous. Talons plats. Font la jambe fine et légère. Manteau en cuir même couleur. Cheveux tous propres, lâchés, soyeux. Maquillage un brin appuyé aux yeux. Goût du rouge à lèvres. Lunettes de soleil.

    Bottes en cuir marron. Liseré vertical parsemé de touts petits clous. Talons plats. Font la jambe fine et légère. Manteau en cuir même couleur. Cheveux tous propres, lâchés, soyeux. Maquillage un brin appuyé aux yeux. Goût du rouge à lèvres. Lunettes de soleil. Meetpacking. Chelsea. (...)
  • incurable, dans éloge funèbre, le 11 juillet 2012

    incurable : « Qui ne peut se guérir : Un mal incurable. Dont on ne peut se défaire, qui possède un défaut sans qu’on puisse l’en débarrasser : Une incurable paresse. Un ivrogne incurable. » (Larousse) (du latin : cura, ae, fr : soin souci)

    incurable : « Qui ne peut se guérir : Un mal incurable. Dont on ne peut se défaire, qui possède un défaut sans qu'on puisse l'en débarrasser : Une incurable paresse. Un ivrogne incurable. » (Larousse) (du latin : cura, ae, fr : soin souci) euthanasie : « À l'origine, l'euthanasie (...)
  • à l’unisson de mon envie de dire ma solitude, dans le papier à musique, le 4 août 2006

    Nous avons marché un bon moment avant d’arriver à bon port. Un square blotti au milieu de petites barres d’immeubles qui l’enserrent, et réverbéraient particulièrement bien la musique.

    Nous avons marché un bon moment avant d'arriver à bon port. Un square blotti au milieu de petites barres d'immeubles qui l'enserrent, et réverbéraient particulièrement bien la musique. Des notes s'élevant de ramures, de feuillages battus par le vent. Le ciel était peu engageant à (...)

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