par angèle casanova

« enfant »

  • mes puces goodbye, dans petits bouts de vie, le 7 juillet 2012

    Je le gronde gentiment. Il faut dire qu’il se tortille comme un beau diable. Alors que je le plaque sur le matelas, les fesses calées sur la couche prête à l’emploi, il récidive. Une tortion de la hanche, et le voilà à quatre pattes, en train de refaire le monde.

    Je le gronde gentiment. Il faut dire qu’il se tortille comme un beau diable. Alors que je le plaque sur le matelas, les fesses calées sur la couche prête à l’emploi, il récidive. Une tortion de la hanche, et le voilà à quatre pattes, en train de refaire le monde. L’invective au bout (...)
  • au bord de la route, dans poèmes, le 20 juillet 2014

    Elle est assise
    au bord de la route
    les genoux en l’air
    les fesses sur le trottoir

    Elle est assise au bord de la route les genoux en l’air les fesses sur le trottoir entre ses jambes nues un moulin à vent Elle tient bien serrée la tige du moulin et regarde les pales tourner au vent en riant Les pales tournent l’enfant rit Autour d’elle le marché s’agite (...)
  • antigone, par Angèle Casanova , dans mythes selon Angèle Casanova, le 28 octobre 2013

    Mon père, c’est un roc. Grand, beau, sûr de lui. Il s’occupe de notre ville et ce travail, il le fait bien. Et puis la peste arrive. Sans crier gare. Un jour, tout le monde vaque à ses occupations. Le lendemain, les rues sont désertes, la ville abandonnée.

    Mon père, c’est un roc. Grand, beau, sûr de lui. Il s’occupe de notre ville et ce travail, il le fait bien. Et puis la peste arrive. Sans crier gare. Un jour, tout le monde vaque à ses occupations. Le lendemain, les rues sont désertes, la ville abandonnée. Des cris résonnent (...)
  • scoubidoubidou, dans écrire avec / pour mon fils, le 2 août 2014

    Il entend nos mots d’amour
    lève la tête de son couscous
    me regarde
    s’approche
    et se jette à mon cou

    Il entend nos mots d’amour lève la tête de son couscous me regarde s’approche et se jette à mon cou mon amoureuse qu’il dit je le reprends aussitôt non tu es mon enfant à moi mon petit d’accord qu’il fait d’accord alors il pose sa joue contre ma joue et me dit ma jolie maman et (...)
  • en famille, dans en recouvrement, le 16 novembre 2014

    Ma vie a commencé à l’âge de six ans. Avant, j’existais à peine. Un avorton, un presqu’humain.

    Ma vie a commencé à l’âge de six ans. Avant, j’existais à peine. Un avorton, un presqu’humain. En rage en permanence. Contre qui. Contre quoi. Et puis soudain. Noël. Mes parents m’offrent un recueil d’histoires de Disney. Bernard et Bianca, Bambi, Robin des bois et compagnie. Alors, (...)
  • la brosse à dents, dans nouvelles, le 15 septembre 2014

    Un objet. Une obsession. Une nouvelle.

    Pour lire cette nouvelle, il vous suffit d'aller feuilleter le n°13 de la revue numérique L'AMPOULE, consacré à Crimes & châtiments ! Les autres numéros de la revue sont à découvrir sur le site des Editions de l'Abat-jour.
  • vortex, dans maman, maman, j’ai rêvé de l’ours, le 5 octobre 2015

    J’ai le plaisir de vous annoncer la publication de mon poème vortex dans la revue PAYSAGES ECRITS n°25 (septembre 2015), p. 74.

    J'ai le plaisir de vous annoncer la publication de mon poème vortex dans la revue PAYSAGES ECRITS n°25 (septembre 2015), p. 74.
  • abécédaire au vent, dans petits bouts de vie, le 30 juin 2014

    On les voit de loin. Ils flottent au vent. Tout là-haut. Nous nous approchons. Ils sont attachés au sommet de grands mâts blancs. Eoliennes de pacotille. La couleur est la même. Le vent aussi. Mais ils ne tournent pas. Eux.

    On les voit de loin. Ils flottent au vent. Tout là-haut. Nous nous approchons. Ils sont attachés au sommet de grands mâts blancs. Éoliennes de pacotille. La couleur est la même. Le vent aussi. Mais ils ne tournent pas. Eux. Ils se contentent de claquer au gré de la brise. (...)
  • Lecture au camping, par Pierre Cohen-Hadria, dans écrire avec Pierre Cohen-Hadria (novembre 2014), le 7 novembre 2014

    Il avait une jolie voix, et il chantait fréquemment. Il avait dix ans. Doucement, en marchant, ce jour-là, en allant du camping municipal de Pontorson jusqu’à presqu’au Mont, promenade que nous avions faites déjà trois fois depuis notre arrivée, une semaine auparavant.

    Il avait une jolie voix, et il chantait fréquemment. Il avait dix ans. Doucement, en marchant, ce jour-là, en allant du camping municipal de Pontorson jusqu’à presqu’au Mont, promenade que nous avions faite déjà trois fois depuis notre arrivée, une semaine auparavant. C’était (...)
  • un chat dans ma gorge, par Angèle Casanova, dans écrire avec Danielle Masson (décembre 2014), le 5 décembre 2014

    Je n’ai pas donné ma langue au chat.
    Le chat s’est fâché.

    Il existe un pays où les gens ne parlent presque pas. C’est le pays de la grande fabrique de mots. Agnès de Lestrade (texte), Valeria Docampo (illustrations). La grande fabrique de mots (Alice Jeunesse,2009) Je n’ai pas donné ma langue au chat. Le chat s’est fâché. Il a (...)

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