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		<title>Bordeaux, l'errance, par Ang&#232;le Casanova</title>
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		<dc:date>2013-08-02T08:46:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Ang&#232;le Casanova</dc:creator>


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		<description>&lt;p&gt;Dans mon texte &#034;itin&#233;raire bordelais : 1994-2000&#034;, publi&#233; sur Gadins et bouts de ficelles en juin 2012, je raconte mon histoire bordelaise, &#224; travers les diff&#233;rents lieux qui j'y ai habit&#233;.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.gadinsetboutsdeficelles.net/mot/oloe" rel="tag"&gt;olo&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.gadinsetboutsdeficelles.net/mot/depression" rel="tag"&gt;d&#233;pression&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="http://www.gadinsetboutsdeficelles.net/mot/christopher-selac" rel="tag"&gt;Christopher Selac&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="http://www.gadinsetboutsdeficelles.net/mot/librairie" rel="tag"&gt;librairie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans mon texte &lt;a href=&#034;http://www.gadinsetboutsdeficelles.net/spip.php?article39&#034;&gt;itin&#233;raire bordelais : 1994-2000&lt;/a&gt;, publi&#233; sur Gadins et bouts de ficelles en juin 2012, je raconte mon histoire bordelaise, &#224; travers les diff&#233;rents lieux qui j'y ai habit&#233;. Aussi, lorsque Christopher m'a propos&#233; de dresser une liste de lieux importants pour moi &#224; Bordeaux, j'ai d&#251; m'ing&#233;nier &#224; parler d'autre chose&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bordeaux, c'est l'apprentissage de l'errance. Et de la s&#233;dentarit&#233;. A la fois. J'y ai exp&#233;riment&#233; la libert&#233; de m'ennuyer hors de chez moi, en public, sans argent. Et puis j'y ai eu mes premiers chez moi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne m'int&#233;ressais pas &#224; grand-chose. La vie passait, tout simplement. J'allais parfois en cours. Je faisais parfois des m&#233;nages. Je gardais parfois des enfants. J'aimais quelqu'un. Cet amour remplissait tout. Je manquais de tout le reste. Une jeunesse morose. Souvent. Sans saveur. J'attendais. Je r&#233;fl&#233;chissais. J'avais peur. Tout le temps. D'&#234;tre malade. D'&#234;tre ceci. D'&#234;tre cela. Je d&#233;testais tout le monde. Sauf lui. Je me laissais aller. Je regardais la t&#233;l&#233;. Je lisais. J'attendais. Autre chose. Jusqu'&#224; mon d&#233;part de Bordeaux. Apr&#232;s, j'ai commenc&#233; &#224; savoir o&#249; j'allais. Surtout apr&#232;s lui. Mais &#224; Bordeaux, j'ai err&#233;. Dans ma t&#234;te. Dans mes livres. Peut-&#234;tre est-ce cela Bordeaux. Une ville au bord de l'eau, les pieds dans l'eau, la t&#234;te sous l'eau. J'y &#233;tais comme un poisson dans son bocal. Et puis je suis partie. De Bordeaux, il ne me reste que des impressions. Surtout celle que je ne savais pas encore vivre. Que j'&#233;tais en partance, d&#233;j&#224;, mais sans le savoir, sans le vouloir. La tristesse d'une enfance sans fin me clouait au sol. Bordeaux, c'est la ville de la fin. De mon enfance. Et du d&#233;but. De l'errance. Certains lieux jalonnent ce parcours. Des lieux publics. Qui ne co&#251;tent rien. Voil&#224; ce dont je me souviens. Pas de vir&#233;es dans les bars. Pas de concerts. Une pr&#233;sence constante, dans les m&#234;mes lieux. Une insistance &#224; y revenir encore et toujours. A les d&#233;couvrir sous tous les angles. Une promenade fantomatique, sans but pr&#233;cis. Cet ent&#234;tement m'est rest&#233;. Mais je l'habite de plus en plus. Au fil du temps. Au fur et &#224; mesure que ma vie s'&#233;coule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La porte Victor Hugo.&lt;/strong&gt; C'est par l&#224; que j'arrivais en voiture avec mes parents. A la fin des vacances scolaires, quand j'&#233;tais en pr&#233;pa au lyc&#233;e Montaigne. D&#232;s qu'on est pass&#233;s dessous, on entre dans la ville. On le ressent physiquement. Plusieurs files de voitures, un joyeux bazar. Longtemps, cela m'a impressionn&#233;e. Entrer dans Bordeaux par le cours Victor Hugo, c'est se prendre une explosion de couleurs, de bruits, d'odeurs de pot d'&#233;chappement dans la gueule. On y entre d'un coup. Celle que je suis maintenant aimerait reprendre ce chemin, cette exploration des entrailles de la ville. Au d&#233;but. Avant que j'en connaisse les cheminements. J'aimerais. Pour la vivre plus intens&#233;ment. Moins timidement.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La rue Sainte Catherine. &lt;/strong&gt; De mes ann&#233;es de lyc&#233;e, j'ai gard&#233; l'impression tenace d'y &#234;tre chez moi. Alors que, pr&#233;cis&#233;ment, personne n'y est chez soi. M&#234;me ceux qui y habitent. Parce que, d&#232;s qu'on s'y engage, depuis une rue adjacente ou du pas de porte d'un immeuble, on est entra&#238;n&#233; par le flot des passants. Une foule inimaginable pour la jeune fille que j'&#233;tais. Je m'y coulais comme dans un bain. J'en riais parfois quand, le nez au vent, rollers aux pieds, maudite &#224; chaque pas, je me glissais entre deux groupes, souple et l&#233;g&#232;re. Un jour, alors qu'&#233;puis&#233;e, rouge sang, le c&#339;ur dans les tempes, je me reposais sur une marche devant un magasin, une petite fille m'a tendu une pi&#232;ce d'un franc, sans rien dire. Je n'ai pas compris ce qu'elle voulait. Elle a insist&#233;. J'ai regard&#233; sa m&#232;re. Et j'ai trouv&#233; le moyen de rougir encore plus, en secouant les mains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mollat.&lt;/strong&gt; J'ai toujours eu faim de livres. Une faim inextinguible. A la limite de l'obsession. Acheter un livre, l'emporter dans mon antre, m&#234;me si cela doit m'obliger &#224; manger des nouilles pendant le reste du mois. Et puis emprunter des monceaux de livres, les choisir avec soin, rendre au fur et &#224; mesure ceux que j'ai lus et ceux que, finalement, non, je ne lirai pas. Alors, Mollat. La premi&#232;re fois que j'y suis all&#233;e, j'&#233;tais en sixi&#232;me. Un souvenir durable. Trois livres achet&#233;s, en lien avec un dossier &#224; monter pour l'&#233;cole. Je me vois, sur le chemin du retour, ma poche de livres sur les genoux. Les regarder fixement. Toucher le plastique. Ne pas les toucher eux. Etre rassur&#233;e par leur pr&#233;sence. Aussi, lors de mes ann&#233;es bordelaises, je fr&#233;quentais beaucoup la librairie. J'y achetais rarement des livres, hormis ceux du programme universitaire. Mais, pour aller place Gambetta, je passais immanquablement par l'int&#233;rieur de la librairie, refaisant inlassablement le m&#234;me trajet, parfois sans m&#234;me m'arr&#234;ter devant le moindre ouvrage. Juste pour marcher au milieu d'eux. Les voir. Les sentir. Les attendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le lyc&#233;e Gustave Eiffel. &lt;/strong&gt; Parce que la seule fois o&#249; j'y ai mis les pieds, j'ai &#233;t&#233; vir&#233;e manu militari. Je n'&#233;tais pas des leurs. Et &#231;a se voyait. Beaucoup. J'avais oubli&#233; &#224; quel point ma tenue &#233;tait voyante. Je me suis rarement sentie aussi humili&#233;e. Toujours est-il que j'ai cri&#233; au scandale, le poing lev&#233;. Un de mes premiers actes de r&#233;bellion ailleurs qu'&#224; la maison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'asphalte bordelais. &lt;/strong&gt; Les vir&#233;es nocturnes en roller me donnaient une sensation de libert&#233; in&#233;dite. Qui m'aidait &#224; transgresser des interdits simples. Ne pas circuler sur la route. Ne pas rire &#224; gorge d&#233;ploy&#233;e la nuit sur la voie publique. Ne pas. Ne pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La BU de lettres. &lt;/strong&gt; Lorsque je suis arriv&#233;e au bout de mes &#233;tudes, lorsqu'il a fallu faire un choix, ce choix a pris la forme d'une ann&#233;e de r&#233;flexion &#224; la BU de lettres. J'y ai d&#233;couvert une autre mani&#232;re d'aborder la connaissance. Non plus le savoir disciplinaire, cloisonn&#233; et monomaniaque, mais une curiosit&#233; intellectuelle que j'avais toujours port&#233;e en moi sans jamais la mettre &#224; jour. De livre en livre, elle m'a fait traverser cette ann&#233;e comme dans un r&#234;ve. Les livres devenaient source de vie d&#233;sint&#233;ress&#233;e. Je n'avais plus besoin de rien. Plus besoin de devenir quoi que ce soit. Plus la hantise de rater ma vie. A vrai dire, je n'avais plus vraiment de vie. J'&#233;tais devenue une lectrice. Les livres &#233;taient ma vie. Pour un moment. Je passais de l'un &#224; l'autre sur un rebond, une suggestion, un besoin d'approfondir. Aussi, tout bonnement, n'ai-je pas r&#233;ussi mon Capes. Mais &#224; force de fr&#233;quenter la BU, j'ai commenc&#233; &#224; lorgner du c&#244;t&#233; des biblioth&#232;ques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Texte initialement publi&#233; sur &lt;a href=&#034;http://christopherselac.com/bordeaux-lerrance-par-jessica-maisonneuve/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;De l'autre c&#244;t&#233; du livre&lt;/a&gt;, par Christopher Selac&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>P&#233;r&#233;grinations bordelaises, par Christopher Selac (De l'autre c&#244;t&#233; du livre)</title>
		<link>http://www.gadinsetboutsdeficelles.net/ecrire-avec-les-autres/vases-communicants/participation-aux-vases-communicants-aout-2012/ecrire-avec-christopher-selac-aout-2013/article/peregrinations-bordelaises-par-christopher-selac-de-l-autre-cote-du-livre</link>
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		<dc:date>2013-08-02T08:37:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Christopher Selac</dc:creator>


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		<description>&lt;p&gt;De longue date, nous avions convenu avec Ang&#232;le cet &#233;change en ao&#251;t, et furetant sur son blog Gadins et bouts de ficelle, je suis tomb&#233; sur ce r&#233;cit de sa p&#233;riode bordelaise, p&#233;riode o&#249; nous aurions pu nous croiser, o&#249; il nous est peut-&#234;tre arriv&#233; de le faire sans le savoir.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.gadinsetboutsdeficelles.net/ecrire-avec-les-autres/vases-communicants/participation-aux-vases-communicants-aout-2012/ecrire-avec-christopher-selac-aout-2013/" rel="directory"&gt;&#233;crire avec Christopher Selac (ao&#251;t 2013)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.gadinsetboutsdeficelles.net/mot/ville" rel="tag"&gt;ville&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.gadinsetboutsdeficelles.net/mot/bordeaux" rel="tag"&gt;Bordeaux&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="http://www.gadinsetboutsdeficelles.net/mot/parc" rel="tag"&gt;parc&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="http://www.gadinsetboutsdeficelles.net/mot/amitie" rel="tag"&gt;amiti&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.gadinsetboutsdeficelles.net/mot/christopher-selac" rel="tag"&gt;Christopher Selac&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.gadinsetboutsdeficelles.net/mot/musee" rel="tag"&gt;mus&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.gadinsetboutsdeficelles.net/mot/ecole" rel="tag"&gt;&#233;cole&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De longue date, nous avions convenu avec Ang&#232;le cet &#233;change en ao&#251;t, et furetant sur son blog Gadins et bouts de ficelle, je suis tomb&#233; sur ce r&#233;cit de sa p&#233;riode bordelaise, p&#233;riode o&#249; nous aurions pu nous croiser, o&#249; il nous est peut-&#234;tre arriv&#233; de le faire sans le savoir. Petit p&#233;riple donc, &#224; travers des lieux de ma m&#233;moire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Mus&#233;um d'Histoire Naturelle&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Parc Bordelais. Une m&#233;t&#233;orite &#224; l'entr&#233;e d'un grand b&#226;timent. Dedans, vitrines, &#233;tag&#232;res, rayonnages, b&#233;b&#233; mammouth dans le hall. Le r&#232;gne animal, dans sa diversit&#233;, les volants, les rampants, les marchants, les chantants, les aboyants, les sifflants, les &#224;-&#233;cailles, les &#224;-poils, les &#224;-peaux, les &#224;-plumes, les vivipares, les ovipares et les ovovivipares, avec cet immense &#339;uf d'autruche quelque part &#224; c&#244;t&#233; de l'&#339;uf de colibri. Lieu de sorties familiales, voyage sur toute la surface du globe et &#224; travers le temps en quelques pas. Et l'espace d'une semaine, la visite de l'envers du d&#233;cor, les collections qui attendent le baiser de la poussi&#232;re, quand &#224; m&#234;me l'&#233;tag&#232;re du rayonnage, &#224; d&#233;faut d'&#234;tre en caisses, cach&#233;es au regard de tous. Ici travaille l'empailleur de r&#234;ves, et pourtant je croyais que les r&#234;ves &#233;taient faits pour rester vivants. Nos m&#233;moires, d&#233;j&#224;, sont truff&#233;es de leurs morts, nul besoin de les exposer plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La gare Saint-Jean&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Il &#233;tait ces trains qui passaient en contrebas, au bout du jardinet de la maison, pos&#233;e &#224; l'ext&#233;rieur des boulevards. Cette pi&#232;ce de l'&#233;tage, o&#249; les apr&#232;s-midis de sieste, je me levais doucement pour &#233;carter le rideau de la fen&#234;tre, essayer de capter un passage. Nous d&#233;m&#233;nage&#226;mes assez vite, les trains ne passaient plus sous les fen&#234;tres. Une dizaine d'ann&#233;es plus tard, j'&#233;tais dans ces trains qui passaient en contrebas, matin et soir, jusqu'&#224; et depuis la Gare Saint-Jean, son grand squelette de m&#233;tal et de verre, les horloges aux aiguilles de titan, les quais de bitume, les souterrains, et l'esplanade qui ouvrait sur la ville. Trois ann&#233;es durant, porte d'entr&#233;e et porte de sortie. Parfois fourmili&#232;re, parfois temple des courants d'air. Ici tu r&#234;ves que ton train parte &#224; l'heure, parfois simplement qu'il parte. Ici tu r&#234;ves surtout aux voyages que tu ne fais pas, aux destinations des trains dans lesquels tu ne montes pas. Jusqu'au jour vraiment tu t'en vas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le lyc&#233;e Gustave Eiffel&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Il devait &#234;tre formes de lib&#233;ration, l'&#233;loignement desserrant les &#233;treintes. Il devait &#234;tre d&#233;fi personnel, il devait &#234;tre tremplin vers un avenir meilleur. Premi&#232;re rentr&#233;e : 45 minutes &#224; chercher la bonne salle, avant de m'apercevoir qu'elle &#233;tait tout &#224; c&#244;t&#233; de l'entr&#233;e, au bord de cette cour encadr&#233;e de puissantes arcades. La m&#233;saventure donne mauvais genre... Derni&#232;re rentr&#233;e : le proviseur d&#233;barque dans la classe quelques minutes apr&#232;s la sonnerie. Tout le monde se l&#232;ve comme un seul homme. Il ne dira que ces quelques mots : &#034;Chers &#233;l&#232;ves, l'ann&#233;e derni&#232;re, dans cette classe, il y a eu 100% de r&#233;ussite au baccalaur&#233;at. Cette ann&#233;e, vous vous devez de faire AU MOINS aussi bien.&#034;. Le ton est donn&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ici, tout n'est qu'antichambre des classes pr&#233;paratoires scientifiques, de Polytechnique, des Mines et autres &#233;coles d'ing&#233;nieur. Mais au bout du compte, dans cette orgie de sciences dures, o&#249; toute la math&#233;matique, la physique, la chimie, la m&#233;canique,... finiraient un jour in&#233;luctablement par expliquer l'inexplicable, trouver les lois qui gouvernent l'ingouvernable, r&#233;soudre l'insoluble, r&#233;sumer les sentiments &#224; des interactions chimiques, je n'&#233;tais pas &#224; ma place. Il faut pouvoir vivre en se faisant &#224; l'id&#233;e qu'en passant dans un jardin d'enfants, en voyant le ballon qu'ils s'&#233;changent entre deux cris joyeux, vous ne verrez que les &#233;quations de la parabole que leur ballon d&#233;crit. Il faut pouvoir vivre en contribuant au d&#233;senchantement du monde, &#224; circonscrire les r&#234;ves aux fronti&#232;res toujours repouss&#233;es de l'infiniment grand, de l'infiniment petit. Sans alternative. Tant pis pour les r&#234;ves qui n'&#233;taient pas miens, il faut parfois pr&#233;f&#233;rer la fuite au malheur. Bac en poche, j'ai retrouv&#233; des chemins vers mes r&#234;ves propres. Un jour peut-&#234;tre quelqu'un cherchera &#224; les expliquer. En attendant, au revoir, Gustave.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le parc Lescure&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Une enclave, au c&#339;ur de la ville, qui se devine surtout par la clameur qui en monte, et qui les jours de vent d'Est assez soutenu portait jusqu'&#224; nos fen&#234;tres ouvertes, avant que les klaxons parfois n'&#233;gayent la nuit. Oui, trente mille personnes peuvent vibrer &#224; l'unisson d'une m&#234;me &#233;motion. De tous &#226;ges, de tous lieux, de toutes conditions.&lt;br class='autobr' /&gt;
Des souvenirs aussi. D'y avoir vu jouer Zidane, Lizarazu, Dugarry, bien avant qu'ils ne deviennent ceux qu'ils sont devenus. Une Coupe du Monde 98, o&#249; les Italiens sortaient d'un entra&#238;nement &#224; huis clos plus impeccables qu'un d&#233;fil&#233; de mannequins d'un salon de coiffure. O&#249; la beaut&#233; des chants des supporters &#233;cossais, des supporters sud-africains, dans des stades &#233;cras&#233;s de chaleur, d&#233;sert&#233;s par le reste de l'assistance, et parfois en d&#233;pit de la d&#233;faite de leur &#233;quipe, continue de porter au c&#339;ur. Un stade o&#249;, &#224; trois heures du matin, toute une ville peut f&#234;ter un titre de champion, obtenu quelques heures plus t&#244;t par une ultime victoire, &#224; l'ultime minute, contre le Paris-Saint-Germain, gr&#226;ce au but d'un petit jeune du nom de Pascal Feindouno... Voir sur la m&#234;me pelouse une des derni&#232;res chevauch&#233;es professionnelles d'un Jean-Pierre Papin, un de ses derniers doubl&#233;s. Certaines de ces ar&#232;nes sportives gagnent pour surnom &#034;Le th&#233;&#226;tre des r&#234;ves&#034;. M&#234;me si il reste une hi&#233;rarchie dans les th&#233;&#226;tres comme perdure une hi&#233;rarchie des r&#234;ves, ces petits instants de bonheur simples et futiles me suffisaient bien. D&#233;sormais, il faut dire &#034;Stade Chaban-Delmas&#034;, et avec l'ancien nom un peu du r&#234;ve s'est aussi envol&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Lune dans le caniveau, et autres endroits festifs&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le moment o&#249; la ville expire sa journ&#233;e, o&#249; la lumi&#232;re ne provient plus que des r&#233;verb&#232;res, o&#249; voitures et bus se faisaient rares, rendant l'asphalte aux pi&#233;tons. Les moments o&#249;, sur des terrasses parfois minuscules, sur des trottoirs souvent irr&#233;guliers, nous partagions qui un repas, qui quelque verre. Ces moments o&#249; nous avions plaisir &#224; nous retrouver ensemble, &#224; nous &#233;loigner ensemble de ce qui faisait nos journ&#233;es. Ces moments o&#249; j'avais rendez-vous avec la m&#233;lancolie, et o&#249; je repartais souvent avec un bout de nappe en papier dans la poche, et les quelques vers griffonn&#233;s dessus. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ces nuits enivr&#233;es de musique, de cin&#233;ma parfois, de danses. Ces nuits o&#249; chacun s'en allait vers ses propres paradis, trouvant la porte qui permettait quelques heures d'effleurer ses r&#234;ves, de mettre &#224; distance l'exigence de la r&#233;alit&#233;, et l'&#233;nergie et la foi n&#233;cessaire &#224; la construction de nos propres avenirs. La ville a chang&#233; depuis. En son centre elle s'est rendue plus belle au jour. Je ne connais plus ses nuits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Christopher Selac &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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