« Pour éviter tout risque de collision, un croisement s’effectue en ralentissant et en serrant à droite. Le plus encombrant facilite le passage.
« perte »
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code(s),
dans
petits bouts de vie,
le
6 mai 2012
« Pour éviter tout risque de collision, un croisement s’effectue en ralentissant et en serrant à droite. Le plus encombrant facilite le passage. Sauf, en agglomération, s’il s’agit d’un véhicule de transport en commun. Sauf s’il s’agit d’un véhicule d’intervention utilisant (…)
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2 / 5 ans,
dans
petits bouts de vie,
le
5 février 2011
Deux ans que j'ai déserté Gadins. Deux ans qui ont vus naître un enfant. Mon enfant. Deux ans qui l'ont vu changer de jour en jour. De nourrisson contemplatif, il est devenu petit lardon gigoteur, puis explorateur à quatre pattes... Aujourd'hui, il court à la découverte (…)
Deux ans que j’ai déserté Gadins.
Deux ans qui ont vus naître un enfant. Mon enfant.
Deux ans qui l’ont vu changer de jour en jour. -
au loin, une autre porte,
dans
petits bouts de vie,
le
11 août 2012
Souvent le même rêve. Ma mère avait un autre appartement. Je l’avais oublié. Tout simplement. Mais un jour, il m’est revenu en mémoire. Alors j’ai cherché sa clé. Je ne l’ai pas trouvée. J’y suis allée, quand même. C’est la zone. Une cité. Sale. Déserte. Décidément, ce (…)
Souvent le même rêve. Ma mère avait un autre appartement. Je l’avais oublié. Tout simplement. Mais un jour, il m’est revenu en mémoire. Alors j’ai cherché sa clé. Je ne l’ai pas trouvée. J’y suis allée, quand même.
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un palais de glaces,
dans
au ras du sol,
le
23 décembre 2014
de tous côtés le même départ tu me quittes je ne vois plus que ton dos tu marches vers ce hall de gare trou de lumière dans la nuit tu t'en vas dans ce palais de glaces éternelles
de tous côtés
le même
départ -
interdit aux hommes, par Angèle Casanova,
dans
écrire avec Giovanni Merloni (mars 2014),
le
7 mars 2014
Le processus qui amène du chagrin à la végétation. Je le vis. De l’intérieur. Je l’observe dans mon corps. Dans ma chair. Comme la marée, mon chagrin se répand de tous côtés. Jusqu’à l’horizon. Plus rien n’existe en dehors de lui. L’air que je respire. La nourriture que je (…)
Le processus qui amène du chagrin à la végétation. Je le vis. De l’intérieur. Je l’observe dans mon corps. Dans ma chair.
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présente absence,
dans
oloés au jour le jour,
le
13 avril 2014
Mes mains encadrent posément le livre. Un pouce sur chaque page. Je suis assise face au mur. Sous la fenêtre. Un café devant moi. Le soleil. Agressif. Inonde mon visage. Il fume dehors. Je l’attends. Au soleil. En lisant Silvia Baron Supervielle qui chante. Mystique. L’amour (…)
Mes mains encadrent posément le livre. Un pouce sur chaque page. Je suis assise face au mur. Sous la fenêtre. Un café devant moi. Le soleil. Agressif. Inonde mon visage.
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aflojar a fondo, par Angèle Casanova,
dans
écrire avec François Bonneau (avril 2013 et avril 2017),
le
12 avril 2013
Pour lire mon texte, aller là
Il habite dans un immeuble étudié pour l’ensoleillement maximal. Chaque balcon, orienté. En quinconce. Plein sud. Isolé. Des autres appartements. Des voisins. Du bruit. De tout. Sauf du soleil. Vie parallèles, étagées.
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la preuve par neuf,
dans
maman, maman, j’ai rêvé de l’ours,
le
9 novembre 2006
Le gendarme fouille dans son bureau. Il s’arrête, il nous regarde. Les uns après les autres. Il cherche le pilier de la famille. Visiblement. Il regarde mon père. Mais mon père est perdu. Ca se voit. Il parle, sans respirer, continuellement, disant des banalités pour éviter (…)
Le gendarme fouille dans son bureau. Il s’arrête, il nous regarde. Les uns après les autres. Il cherche le pilier de la famille. Visiblement. Il regarde mon père. Mais mon père est perdu. Ca se voit.
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adieu à mon père,
dans
éloge funèbre,
le
29 avril 2012
Face à un être qui se meurt, Face à son propre père qui se meurt... Que dire ? Que faire ? Nous l'avons accompagné du mieux possible. Avec notre inexpérience, notre difficulté à faire la part des choses entre les sentiments filiaux et le devoir de l'accompagner, quoi (…)
Face à un être qui se meurt,
Face à son propre père qui se meurt...
Que dire ?
Que faire ? -
regard croisé,
dans
maman, maman, j’ai rêvé de l’ours,
le
4 octobre 2015
je me sens drôle j’ai l’impression d’être là et ailleurs campée sur le quai je regarde un train partir je sais que je le regarde et pourtant j’ai l’impression d’y être aussi dans ce train regard croisé je suis des deux côtés dans le train et sur le quai (…)
je me sens drôle
j’ai l’impression
d’être là
et
