par angèle casanova

« François Bonneau »

  • Poudrerie, par François Bonneau, dans écrire avec François Bonneau (avril 2013 et avril 2017), le 12 avril 2013

    Ça craquait sous les pieds. Est-ce qu’on était encore dehors ? Un peu, suffisamment. Avec les bas d’Angélique. Bas de laine, cuisses et mollets, ma fortune et la sienne. Avec ses paquets de cookies. La pluie en moins.

    Ça craquait sous les pieds. Est-ce qu’on était encore dehors ? Un peu, suffisamment. Avec les bas d’Angélique. Bas de laine, cuisses et mollets, ma fortune et la sienne. Avec ses paquets de cookies. La pluie en moins. La bécote sur les bancs publics, on avait passé l’âge ; (…)
  • aflojar a fondo, dans photo-textes, le 12 avril 2013

    Il habite dans un immeuble étudié pour l’ensoleillement maximal. Chaque balcon, orienté. En quinconce. Plein sud. Isolé. Des autres appartements. Des voisins. Du bruit. De tout. Sauf du soleil. Vie parallèles, étagées.

    Il habite dans un immeuble étudié pour l’ensoleillement maximal. Chaque balcon, orienté. En quinconce. Plein sud. Isolé. Des autres appartements. Des voisins. Du bruit. De tout. Sauf du soleil. Vie parallèles, étagées. De la rue, la façade accroche la lumière. On la devine, (…)
  • un palais de glaces, dans au ras du sol, le 23 décembre 2014

    de tous côtés
    le même
    départ

    de tous côtés le même départ tu me quittes je ne vois plus que ton dos tu marches vers ce hall de gare trou de lumière dans la nuit tu t'en vas dans ce palais de glaces éternelles
  • elle pousse, dans au ras du sol, le 19 décembre 2014

    elle pousse
    pile
    à
    l’intersection

    elle pousse pile à l'intersection des droites lignes de fuite elle pousse là au cœur courbe et folle elle propose une alternative à l'orthogonalité une broadway un abribus où s'arrêter folâtrer avant que de reprendre la route sur ces (…)
  • ton mégot danse, dans au ras du sol, le 20 décembre 2014

    je t’attends
    dans le noir
    avec lui

    je t'attends dans le noir avec lui il babille gentiment la tête appuyée à la vitre une histoire de tope la mec force ou cool mes yeux fouillent le noir te cherchent l'eau noie tout et puis je te vois à l'angle de l'immeuble les épaules rentrées je (…)
  • la sucette, dans au ras du sol, le 22 décembre 2014

    ma sucette
    je ne l’ai pas
    encore
    finie

    ma sucette je ne l'ai pas encore finie elle traîne au coin de ma bouche je ne sais pas quoi en faire c'est long de sucer toute une sucette ma peau a eu le temps de virer au vert-de-gris je suis morte que ma sucette n'est toujours pas finie elle (…)
  • Quand les mots parlent encore - un hommage à Maryse Hache, une recension des Vases communicants de mai 2015, par Angèle Casanova, dans recension des Vases communicants de mai 2015, le 6 mai 2015

    Quand les mots parlent encore, malgré l’absence. Quand les mots du blog paraissent en livre.

    Quand les mots parlent encore, malgré l'absence. Quand les mots du blog paraissent en livre. Quand les Vases communicants passés nous invitent à relecture. Quand une soirée en l'honneur de Maryse Hache s'est tenue le lundi 4 mai 2015 à Paris, sur l'initiative de Publie.net, (…)
  • Premiers vases de l’année - et dernière recension brigetounienne, dans recensions des Vases communicants de janvier 2015, le 3 janvier 2015

    La période des fêtes, la tant redoutée, mais la si aimable cette année, abstraction faite de carcasse, étant close, me suis installée, ouvrant, pour la dernière fois je pense - parce qu’Angèle Casanova assure si bien la relève - un fichier vierge, pour lire les vases communicants en ce début d’année...

    Pour lire la recension de Brigitte Célérier, allez là
  • des champs de pneus, dans au ras du sol, le 21 décembre 2014

    des champs de pneus
    à l’infini

    des champs de pneus à l'infini ils poussent au milieu des bocages se multiplient ils gagnent du terrain sur le ciel bientôt ils recouvriront la face du monde une terre pneumatique surgira des décombres