Mamie, c’était la gourmandise. Les fraises tagada, les raiders, l’orangina. Elle ne venait jamais les mains vides. Une plaque de chocolat, des gâteaux. Elle nous a transmis ça. Ce don. La gourmandise. L’appétit des bonnes choses.
« enfant »
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mamie, c’était,
dans
éloge funèbre,
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14 février 2013
Mamie, c’était la gourmandise. Les fraises tagada, les raiders, l’orangina. Elle ne venait jamais les mains vides. Une plaque de chocolat, des gâteaux. Elle nous a transmis ça. Ce don. La gourmandise. L’appétit des bonnes choses. Mamie, c’était les virées en voiture. Les (…)
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pas de chou blanc, un canard, des carpes, un ballon,
dans
petits bouts de vie,
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10 août 2012
Main dans la main, nous descendons l’escalier de pierre. En contrebas, bien dissimulée, la fontaine est là. Je soupire de soulagement. Elle n’est plus à sec. Le chou blanc de la dernière fois m’était resté en travers de la gorge. Je le guide vers le flanc droit de la (…)
Main dans la main, nous descendons l’escalier de pierre. En contrebas, bien dissimulée, la fontaine est là. Je soupire de soulagement. Elle n’est plus à sec. Le chou blanc de la dernière fois m’était resté en travers de la gorge.
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en famille,
dans
en recouvrement,
le
16 novembre 2014
Ma vie a commencé à l’âge de six ans. Avant, j’existais à peine. Un avorton, un presqu’humain. En rage en permanence. Contre qui. Contre quoi. Et puis soudain. Noël. Mes parents m’offrent un recueil d’histoires de Disney. Bernard et Bianca, Bambi, Robin des bois et compagnie. (…)
Ma vie a commencé à l’âge de six ans. Avant, j’existais à peine. Un avorton, un presqu’humain.
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Sauvagerie au guichet, par Cécile Benoist,
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écrire avec Cécile Benoist (octobre 2014),
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3 octobre 2014
Chère dame du Pôle Emploi, Hier, je suis venue te voir. Entre midi et deux, parce que c’est là qu’il y a le moins de monde tu m’as dit la dernière fois. J’ai poussé la porte et me suis sagement installée derrière les quinze personnes qui formaient une file bigarrée, comme (…)
Chère dame du Pôle Emploi,
Hier, je suis venue te voir. Entre midi et deux, parce que c’est là qu’il y a le moins de monde tu m’as dit la dernière fois. J’ai poussé la porte et me suis sagement installée derrière les quinze personnes qui formaient une file bigarrée, comme on dit. -
plus d’encre dans l’imprimante, une recension des Vases communicants de décembre 2014, par Angèle Casanova,
dans
recensions des Vases communicants de décembre 2014,
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8 décembre 2014
Plus d'encre dans l'imprimante, il va falloir changer le toner. Faire la recension des Vases communicants demande une grande organisation. Préparer les textes pour leur lecture à voix haute en Courrier new taille 12 un interligne 1/2. Agrafer les feuillets, les tromboner (…)
Plus d’encre dans l’imprimante, il va falloir changer le toner.
Faire la recension des Vases communicants demande une grande organisation. -
Douleur, par Danielle Masson,
dans
écrire avec Danielle Masson (décembre 2014),
le
5 décembre 2014
Ce mois-ci, partage de vases avec Angèle Casanova « Il existe un pays où les gens ne parlent presque pas. C’est le pays de la grande fabrique de mots. » Philéas, Philéas !!! Qui me parle ? Moi. Regarde, là, sur ta droite. Qui es-tu ? Je suis Milàn… Milan, comme la ville (…)
– Philéas, Philéas !!!
– Qui me parle ?
– Moi. Regarde, là, sur ta droite. -
antigone, par Angèle Casanova ,
dans
mythes selon Angèle Casanova,
le
28 octobre 2013
Mon père, c’est un roc. Grand, beau, sûr de lui. Il s’occupe de notre ville et ce travail, il le fait bien. Et puis la peste arrive. Sans crier gare. Un jour, tout le monde vaque à ses occupations. Le lendemain, les rues sont désertes, la ville abandonnée. Des cris résonnent (…)
Mon père, c’est un roc. Grand, beau, sûr de lui. Il s’occupe de notre ville et ce travail, il le fait bien. Et puis la peste arrive. Sans crier gare. Un jour, tout le monde vaque à ses occupations. Le lendemain, les rues sont désertes, la ville abandonnée.
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je fais le tour de mon oreille,
dans
écrire avec / pour mon fils,
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2 août 2014
Comment ça s’appelle ça il me montre son oreille ou plus précisément il fait du doigt le tour de son oreille je réfléchis en torturant le bout érodé de ma lèvre supérieure qui en a vu d’autres et puis je retourne le pavillon de mon oreille à moi et tapote (…)
Comment ça s’appelle
ça
il me montre son oreille
ou plus précisément
il fait
du doigt
le tour
de son oreille -
voyageuse,
dans
petits bouts de vie,
le
19 octobre 2013
Penchée au-dessus des braises, elle prend un piquet métallique et déplace par à-coups les patates enrobées de papier alu. Les braises crépitent, rougeoient irrégulièrement. Elle n’en a cure et continue sa besogne. Elle s’accroupit, attrape une fourchette dans un plat déposé à (…)
Penchée au-dessus des braises, elle prend un piquet métallique et déplace par à-coups les patates enrobées de papier alu. Les braises crépitent, rougeoient irrégulièrement. Elle n’en a cure et continue sa besogne.
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berthe,
dans
nouvelles,
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11 septembre 2014
Joux, par Angèle Casanova Elle passe sa vie à attendre. Tapie dans un coin de ce trou noir. Humide. A gratter distraitement les murs de terre crayeuse. Imbibés de la neige fondue qui s’infiltre partout dans le château. Suinte à la surface de sa peau insensibilisée par les (…)
Elle passe sa vie à attendre. Tapie dans un coin de ce trou noir. Humide. A gratter distraitement les murs de terre crayeuse. Imbibés de la neige fondue qui s’infiltre partout dans le château.
