par angèle casanova

« eau »

  • rectangle amoureux, dans mon corps numérique, le 24 novembre 2013

    Elle sort de la douche. Un nuage de buée s’échappe de la porte en plexiglas. Elle essuie le miroir du plat de la main, écarte sa tignasse trempée pour mieux voir son visage.

    Elle sort de la douche. Un nuage de buée s’échappe de la porte en plexiglas. Elle essuie le miroir du plat de la main, écarte sa tignasse trempée pour mieux voir son visage. Elle attrape la serviette, frotte énergiquement ses cheveux retournés puis le reste de son corps. (…)
  • tout prend sens, dans love letters, le 26 avril 2014

    Cervelle limpide
    eau qui court

    Cervelle limpide eau qui court Corps tranquille en équilibre total centré autour d'un point impalpable invisible infiniment structurant Alors tout prend sens
  • le soutien-gorge (quelques notes), dans poèmes, le 17 décembre 2015

    la lumière joue sur le plafond voûté
    les statues émergent de l’ombre
    fantômes voluptueux
    l’eau rasante file droit au milieu

    la lumière joue sur le plafond voûté les statues émergent de l’ombre fantômes voluptueux l’eau rasante file droit au milieu verte plane silencieuse elle s’étend sur toute la longueur du bâtiment *** la piscine un peu moins de cinquante mètres qui ne furent (…)
  • Vous mourrez demain, par Eric Schulthess, dans écrire avec Eric Schulthess (octobre 2014), le 3 octobre 2014

    Assis sur l’un des bancs de la salle d’attente aux murs blancs, Félix savait mais il n’y croyait pas.

    Assis sur l’un des bancs de la salle d’attente aux murs blancs, Félix savait mais il n’y croyait pas. – Vous mourrez après-demain, lui avait glissé à l’oreille l'autre jour la dame croisée au bout du quai où il venait traîner tous les après-midi face aux grands hangars (…)
  • le raisin, par Angèle Casanova, dans écrire avec Stéphane Bataillon (décembre 2015), le 4 décembre 2015

    Pour lire mon texte, allez là.

    Pour lire mon texte, allez là.
  • berthe, dans nouvelles, le 11 septembre 2014

    Elle passe sa vie à attendre. Tapie dans un coin de ce trou noir. Humide. A gratter distraitement les murs de terre crayeuse. Imbibés de la neige fondue qui s’infiltre partout dans le château.

    Joux, par Angèle Casanova Elle passe sa vie à attendre. Tapie dans un coin de ce trou noir. Humide. A gratter distraitement les murs de terre crayeuse. Imbibés de la neige fondue qui s’infiltre partout dans le château. Suinte à la surface de sa peau insensibilisée par les (…)
  • there’s something happening here, dans le papier à musique, le 25 septembre 2013

    deux notes claires
    définitives
    elles sonnent
    mes yeux se dilatent

    deux notes claires définitives elles sonnent mes yeux se dilatent réflexe je visualise leur surface tandis qu’elle devient sensible ces notes baignent mes yeux les lavent ouvrent la porte et pourtant douleur, que cette chanson guns, tort et raison douleur, (…)
  • vide/plein, dans vide/plein, le 14 septembre 2013

    Envisager le vide à partir du plein et vice versa. Funambule, jouer de l’équilibre entre les deux. Bras écartés, langue tirée, un pied devant l’autre, la démarche hésitante.

    Envisager le vide à partir du plein et vice versa. Funambule, jouer de l’équilibre entre les deux. Bras écartés, langue tirée, un pied devant l’autre, la démarche hésitante. Funambule. Entre vide et plein. A la frontière. Un faux pas, et c’est la chute. Sans fin. Pas de (…)
  • la brosse à dents, dans nouvelles, le 15 septembre 2014

    Un objet. Une obsession. Une nouvelle.

    Pour lire cette nouvelle, il vous suffit d'aller feuilleter le n°13 de la revue numérique L'AMPOULE, consacré à Crimes & châtiments ! Les autres numéros de la revue sont à découvrir sur le site des Editions de l'Abat-jour.
  • abécédaire au vent, dans petits bouts de vie, le 30 juin 2014

    On les voit de loin. Ils flottent au vent. Tout là-haut. Nous nous approchons. Ils sont attachés au sommet de grands mâts blancs. Eoliennes de pacotille. La couleur est la même. Le vent aussi. Mais ils ne tournent pas. Eux.

    On les voit de loin. Ils flottent au vent. Tout là-haut. Nous nous approchons. Ils sont attachés au sommet de grands mâts blancs. Éoliennes de pacotille. La couleur est la même. Le vent aussi. Mais ils ne tournent pas. Eux. Ils se contentent de claquer au gré de la brise. (…)