par angèle casanova

« amour »

  • voyageuse, dans petits bouts de vie, le 19 octobre 2013

    Penchée au-dessus des braises, elle prend un piquet métallique et déplace par à-coups les patates enrobées de papier alu. Les braises crépitent, rougeoient irrégulièrement. Elle n’en a cure et continue sa besogne.

    Penchée au-dessus des braises, elle prend un piquet métallique et déplace par à-coups les patates enrobées de papier alu. Les braises crépitent, rougeoient irrégulièrement. Elle n’en a cure et continue sa besogne. Elle s’accroupit, attrape une fourchette dans un plat déposé à (…)
  • berthe, dans nouvelles, le 11 septembre 2014

    Elle passe sa vie à attendre. Tapie dans un coin de ce trou noir. Humide. A gratter distraitement les murs de terre crayeuse. Imbibés de la neige fondue qui s’infiltre partout dans le château.

    Joux, par Angèle Casanova Elle passe sa vie à attendre. Tapie dans un coin de ce trou noir. Humide. A gratter distraitement les murs de terre crayeuse. Imbibés de la neige fondue qui s’infiltre partout dans le château. Suinte à la surface de sa peau insensibilisée par les (…)
  • atlante, par Angèle Casanova, dans écrire avec Delphine Régnard (juillet 2013), le 5 juillet 2013

    La terre tremble. Sans fin. Plus rien ne tient debout dans sa maison. Des amphores brisées gisent dans les coins. Le vin souille les fresques murales. Le carrelage se soulève par endroits. Les canalisations pètent. L’eau ruisselle sous ses sandales.

    La terre tremble. Sans fin. Plus rien ne tient debout dans sa maison. Des amphores brisées gisent dans les coins. Le vin souille les fresques murales. Le carrelage se soulève par endroits. Les canalisations pètent. L’eau ruisselle sous ses sandales. Las, le pied traînant, il (…)
  • Narcisse, par Olivier Savignat, dans mythes selon Olivier Savignat, le 25 juin 2014

    J’ai lu mon image
    l’univers a approuvé
    le verdict des eaux

    Pour lire le texte d'Olivier Savignat, aller là
  • Oedipe, par Olivier Savignat, dans mythes selon Olivier Savignat, le 27 juin 2014

    J’aurai tué
    père et mère
    pour y parvenir

    Pour lire le texte d'Olivier Savignat, aller là
  • un palais de glaces, dans au ras du sol, le 23 décembre 2014

    de tous côtés
    le même
    départ

    de tous côtés le même départ tu me quittes je ne vois plus que ton dos tu marches vers ce hall de gare trou de lumière dans la nuit tu t'en vas dans ce palais de glaces éternelles
  • interdit aux hommes, par Angèle Casanova, dans écrire avec Giovanni Merloni (mars 2014), le 7 mars 2014

    Le processus qui amène du chagrin à la végétation. Je le vis. De l’intérieur. Je l’observe dans mon corps. Dans ma chair.

    Le processus qui amène du chagrin à la végétation. Je le vis. De l’intérieur. Je l’observe dans mon corps. Dans ma chair. Comme la marée, mon chagrin se répand de tous côtés. Jusqu’à l’horizon. Plus rien n’existe en dehors de lui. L’air que je respire. La nourriture que je (…)
  • j’te tourne autour, dans la route, le 27 avril 2014

    J’te tourne autour
    j’sais rien fair’ d’autre
    j’te tourne autour

    J’te tourne autour j’sais rien fair' d’autre j’te tourne autour je tourne je tourne robe légère pied en l’air je tourne Notre danse est joie espérance notre danse est sans début sans fin Elle change pourtant Au fur et à mesure nous dansons plus près (…)
  • La surprise (à partir de La chemise enlevée de Fragonard), dans poèmes, le 7 décembre 2015

    elle a attendu son retour
    aussi longtemps que ses paupières
    mais le sommeil lui est tombé dessus sans crier gare

    elle a attendu son retour aussi longtemps que ses paupières mais le sommeil lui est tombé dessus sans crier gare chaude du désir pressenti elle somnole bien-être certitude et se rend compte qu’elle est toute habillée entre deux eaux cheveux ébouriffés elle (…)
  • déjanire, par Angèle Casanova , dans mythes selon Angèle Casanova, le 7 juillet 2014

    Mon voisin, c’était le bouc-émissaire idéal. Il m’est tombé dessus comme une fleur. En même temps, j’ai eu le temps de le voir venir. Comme si un type qui t’épie entre deux pieds de troène pendant que tu fais la vaisselle, tu pouvais le louper.

    Mon voisin, c’était le bouc-émissaire idéal. Il m’est tombé dessus comme une fleur. En même temps, j’ai eu le temps de le voir venir. Comme si un type qui t’épie entre deux pieds de troènes pendant que tu fais la vaisselle, tu pouvais le louper. Persévérant, avec ça. Qu’il (…)